Trafic de voitures volées : 10 personnes, dont un policier parisien, mises en examen

, modifié à
  • A
  • A
Police PJ Policier policiers
L’Office central contre le crime organisé et l'IGPN ont enquêté conjointement sur ce trafic de voitures volées. Photo d'illustration. © AFP
Partagez sur :
Dix personnes, parmi lesquelles un policier parisien, ont été mises en examen vendredi dans une enquête sur un trafic de voitures volées. Cinq d'entre elles ont été placées en détention provisoire, dont le policier, en poste dans le commissariat du 20e arrondissement.

Dans l'enquête sur un trafic de voitures volées, sur 15 personnes placées en garde à vue mardi matin sur commission rogatoire d'un juge parisien, cinq ont été remises en liberté. Interpellées par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), les dix autres ont été déférées et principalement mises en examen pour "blanchiment en bande organisée", "association de malfaiteurs", "corruption active", "recel de vol en bande organisée", "non-justification de ressources", neuf mois après l'ouverture d'une information judiciaire.

Nouvelles cartes grises

Parmi ces suspects, quatre ont été placés en détention provisoire. Quant au policier mis en cause dans cette affaire, en poste dans le commissariat du 20e arrondissement, il a lui aussi été placé en détention provisoire dans l'attente du débat devant le juge des libertés et de la détention qui aura lieu dans le courant de la semaine prochaine. Le policier est soupçonné d'avoir sorti les voitures d'un fichier de police recensant les véhicules volés pour permettre l'établissement de nouvelles cartes grises et la revente des véhicules. 

Les cinq autres suspects mis en examen sont libres sous contrôle judiciaire. Selon une source policière, ce réseau agissait à Paris et s'intéressait à des voitures volées, confiées à la police dans le cadre de procédures. Une centaine de voitures auraient ainsi été revendues pour un préjudice de plus de trois millions d'euros, selon la source policière.