Tapie relaxé : "Une immense satisfaction et une grande libération", selon son avocat

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Hervé Temime, l'avocat de Bernard Tapie, a estimé que la relaxe prononcée mardi était une "une grande libération". © Thomas SAMSON / AFP
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Jugé pour escroquerie, Bernard Tapie a été relaxé mardi en correctionnel dans l'affaire de l'arbitrage controversé sur la vente d'Adidas par le Crédit Lyonnais. 

La relaxe de Bernard Tapie, jugé au printemps pour "escroquerie" dans l'affaire de l'arbitrage controversé qui lui avait octroyé 403 millions d'euros en 2008, constitue "une immense satisfaction et une grande libération", a estimé mardi son avocat.

"Aujourd'hui, le tribunal a rendu avec une indépendance rare un jugement d'une netteté exceptionnelle et c'est pour nous [...] une immense satisfaction et une grande libération", a déclaré Hervé Temime, ajoutant que son client Bernard Tapie, atteint d'un double cancer et absent à l'audience, était "très très ému" lorsqu'il a appris la décision. Les juges ont donc prononcé la relaxe du patron du groupe de médias La Provence, qui subit à 76 ans une récidive de son double cancer de l’œsophage et de l'estomac et qui était absent au délibéré. 

Le patron d'Orange également relaxé

Ils ont également relaxé l'actuel PDG d'Orange Stéphane Richard, qui était poursuivi pour "complicité" en tant qu'ancien directeur de cabinet de l'ex-ministre de l'Economie Christine Lagarde, condamnée elle fin 2016 pour "négligence" par la Cour de justice de la République.

La sentence du tribunal arbitral a été définitivement annulée au civil en 2015 pour "fraude" et Bernard Tapie a été condamné à restituer les millions perçus. Bernard Tapie s'était vu accorder en juillet 2008 par ce tribunal arbitral privé la somme inédite de 45 millions d'euros au seul titre du préjudice moral, pour réparer la "faute" de l'ex-banque publique lors de la revente de l'équipementier sportif Adidas.  Le parquet avait requis le 1er avril des peines d'emprisonnement contre cinq des six prévenus. Cinq ans de prison ferme avaient été notamment demandés contre Bernard Tapie et trois ans d'emprisonnement dont 18 mois ferme contre Stéphane Richard.