NNDL : deux opposants placés en détention

, modifié à
  • A
  • A
De nouveaux affrontements ont éclaté, samedi matin, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
De nouveaux affrontements ont éclaté, samedi matin, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. © AFP
Partagez sur :
Les affrontements ont repris samedi matin dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Des centaines d'opposants ont remis des barricades démantelées les jours précédents.

Deux opposants interpellés en lien avec la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où les forces de l'ordre ont engagé depuis lundi une opération d'expulsion des occupants illégaux ont été placés en détention, a indiqué samedi le procureur général de la cour d'appel de Rennes dans un communiqué. Le premier, un majeur interpellé vendredi à Vigneux de Bretagne pour des "violences aggravées" a été déféré samedi au parquet de Nantes et placé en détention provisoire dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Il comparaîtra le 16 avril devant le tribunal correctionnel de Nantes.

Un autre majeur en garde à vue depuis vendredi matin pour "participation à un attroupement avec arme et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique avec arme (usage d'un marteau) a lui aussi été déféré samedi au parquet de Saint-Nazaire et placé en détention provisoire. Il comparaîtra le 17 avril prochain.

Un troisième majeur interpellé le même jour au lieu-dit La Grée pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion" a été déféré au parquet de Nantes. Il a été présenté à un juge d'instruction et mis en examen. Le communiqué du procureur ne précise pas s'il a été mis en liberté. En revanche, un quatrième majeur en garde à vue depuis vendredi pour "participation à un attroupement avec visage dissimulé" et "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", a été remis en liberté après avoir été convoqué pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire à l'audience du 16 octobre 2018.

La journée a par ailleurs été marquée par de nouveaux affrontements dans la ZAD, samedi matin. Des centaines d'opposants ont notamment remis des barricades là où les gendarmes s'étaient employés à les démanteler, au lendemain d'une visite-surprise du Premier ministre. Les gendarmes ont répondu par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes aux tirs de fusées des opposants. Un drone a survolé la zone.

Des barricades en bois ou en pneus. Il y avait samedi matin au moins trois barricades en bois ou pneus reconstruites sur la D81, dont une enflammée. Un survol d'hélicoptère dans la nuit a permis d'observer quatre barricades sur cette route. "Une opération de dégagement a été lancée vers 7 heures ce matin avec deux blindés en tête et quelques escadrons. Les barricades n'étaient pas tenues et pas piégées", selon la gendarmerie. 

Des blessés chez les zadistes. Les forces de l'ordre ont en revanche essuyé un tir de cocktail Molotov et jet d'acide sur le "chemin de Suez" et ont riposté avec des tirs de gaz lacrymogènes. Il n'y a pas eu de blessé. L'équipe médicale des zadistes a évoqué, pour sa part, une dizaine de blessés dans leurs rangs. 

Des opposants "extrêmement violents". Alors qu'il était de 250 en début de semaine, le nombre d'opposants est passé à 700 jeudi soir, selon le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie. "Nous avions 700 personnes en face de nous, notamment des gens extrêmement violents, de l'ultragauche, certains 'black blocs' sont présents ici. Le seul objectif, c'est de casser, de casser du gendarme, de blesser, d'agresser, de vandaliser", a-t-il regretté vendredi matin.