Ce chien-robot est capable de neutraliser des colis piégés. 1:24
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Jean-Baptiste Marty / Crédit photo : Evotech & MC2 Technologies
Le Salon Milipol se déroule actuellement à Villepinte en Seine-Saint-Denis et de nombreuses innovations pour la sécurité intérieure y sont présentées. Parmi elles, une entreprise du nord de la France, basée à Villeneuve-d'Ascq, a créé un robot spécifique pour désamorcer les colis piégés.

C’est un chien que l'on ne croise pas tous les jours dans nos villes. Sans poil et tout en métal, il a pour mission de se faufiler dans des endroits sensibles, potentiellement piégés, et empêcher les bombes d’exploser. Il fait partie des innovations présentées au Salon Milipol qui se déroule actuellement à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, dédié aux nouvelles technologies pour la sécurité intérieure.

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Le chien-robot présenté par l'entreprise.
Crédits : Jean-Baptiste Marty/Europe 1

Camille Gaquière, de MC2 technologie, l'entreprise du nord de la France à l'origine de cette innovation, présente le fonctionnement de ce chien-robot pas comme les autres. "Dès lors qu’on va détecter une menace, on va venir brouiller les ondes, la fréquence spécifique utilisée par la menace. On vient intercepter le message entre la télécommande et le senseur et on vient couper ce protocole de communication". 

Un outil essentiel pour les Jeux olympiques

Ce robot dispose d'une capacité de brouillage inédite et peut capter des ondes de haute fréquence. "De 20 mégahertz à 7,125 gigahertz, donc c’est une plage de fréquence très large qui permet de répondre à une menace non seulement sur des explosifs, mais aussi des télécoms ou des drones."

Les militaires, les commandos marins, mais aussi les équipes de déminage vont s’en équiper. Un outil essentiel pour les prochains grands rendez-vous prévus sur le sol français comme les Jeux olympiques l'été prochain. "On sait que les JO vont ameuter énormément de monde, on pense notamment aux gares, aux aéroports où il peut y avoir des colis piégés", note Camille Gacquière. Les premiers tests avec les forces spéciales, telles que les brigades d’intervention, doivent être réalisées d'ici à la fin de l’année.