Routes secondaires à 80 km/h : "Il faudrait identifier les axes sur lesquels on pourrait maintenir la vitesse"

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Le député LR du Cantal Vincent Descoeur propose d'adapter la limitation de vitesse au cas par cas, alors que le décret sur les routes secondaires vient de paraître au Journal officiel.
INTERVIEW

À partir du 1er juillet, la vitesse sera limitée à 80 km/h sur les routes secondaires. Le décret est paru dimanche au Journal officiel. Mais la grogne ne faiblit pas chez les élus locaux, en particulier dans les départements ruraux. Le député LR du Cantal, Vincent Descoeur, a ainsi fait une proposition de loi qui sera examinée jeudi. Il propose d'adapter la limitation de vitesse au cas par cas.

"Ça va ramener les automobilistes à des temps de trajet des années 80". "L'idée, demain, d'imposer sur l'ensemble du réseau une vitesse de 80 km/h, ça va ramener les automobilistes à des temps de trajet des années 80", peste l'élu sur Europe 1, alors que 400.000 kilomètres de réseau sont concernés.

Impliquer les préfets et les présidents de départements. "Aujourd'hui, des millions de nos concitoyens n'ont pas d'autre alternative que d'emprunter ce réseau secondaire, pour aller à leur travail tous les jours ou pour rejoindre les autoroutes. Ce que je proposais, tout simplement, c'est qu'on laisse le soin à ceux qui connaissent le mieux le réseau - les préfets pour les routes nationales, les présidents de départements pour les routes départementales – d'identifier les axes sur lesquels on pourrait maintenir la vitesse à 90 km/h", poursuit le parlementaire.

"Sans faire courir de risque à qui que ce soit". "Il y a dans mon département des axes qui ont été modernisés, avec des portions rectilignes, des largeurs suffisantes, une visibilité optimale. On pourrait résolument décider, et sans faire courir de risque à qui que ce soit, de maintenir cette vitesse" de 90 km/h, estime-t-il encore. Conscient du tollé qu'il allait susciter, le Premier ministre Édouard Philippe s'est toujours dit "prêt à assumer l'impopularité" de cette disposition. Selon lui, elle permettra de sauver 300 à 400 vies par an.

Europe 1
Par Benjamin Lêveque et Thibauld Mathieu