Retraites : "On s'attend à une remobilisation importante" lundi, assure la CGT cheminots

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La grève dans les transports est reconductible jusqu'à nouvel ordre. (image d'illustration).
La grève dans les transports est reconductible jusqu'à nouvel ordre. (image d'illustration). © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Thierry Nier, secrétaire général adjoint de la fédération CGT cheminots, s'attend à une nouvelle mobilisation massive des grévistes, lundi, après quatre jours de blocages. Pour lui, la balle est désormais dans le camp du gouvernement.

La grève est loin d'être finie. C'est en tout cas ce qu'assure le secrétaire général adjoint de la fédération CGT des cheminots, Thierry Nier, qui "s'attend à une forte remobilisation" lundi. "Les cheminots sont déterminés", a-t-il assuré samedi soir au micro de Wendy Bouchard, sur Europe 1. Ils étaient 45% ce samedi à suivre le mouvement, qui se poursuivra donc la semaine prochaine. 

Une grève illimitée est-elle sur la table ? Pour le représentant syndical, "ce sera aux salariés de le décider en assemblée générale". Il rappelle aussi que "d'autres secteurs sont concernés, comme l'énergie, la chimie et le transport urbain".

De nouveaux cortèges mardi prochain

Thierry Nier n'imagine une désescalade qu'en cas de négociations fructueuses avec le gouvernement. Il assure que les syndicats ont mis sur la table des propositions concrètes pour éviter la mise en place d'un système de retraites universels par points et pérenniser le système actuel. "C'est une question de financement à régler : abaisser le taux de chômage, augmenter les salaires pour augmenter les cotisations, établir l'égalité salariale, arrêter les exonérations de cotisations patronales...", pour un gain estimé de 52 milliards d'euros

En attendant, les syndicats appellent à amplifier le mouvement. Le prochain temps fort de la mobilisation est prévu pour mardi, après deux jours de manifestations très suivies. Thierry Nier ne se prononce pas sur l'opportunité d'une nouvelle journée de manifestations, mais les sondages sont du côté des syndicats : 56% des Français disent avoir de la sympathie pour le mouvement.

Europe 1
Par Théo Mercadier