Réforme de la justice : des avocats "en colère" ont bloqué l'entrée du tribunal de Créteil

  • A
  • A
Des avocats se sont rassemblés devant le tribunal de Créteil lundi matin (image d'illustration de Marseille).
Des avocats se sont rassemblés devant le tribunal de Créteil lundi matin (image d'illustration de Marseille). © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Partagez sur :
Alors que le projet de loi doit être voté mercredi, une cinquantaine d'avocats ont bloqué le tribunal de Créteil pendant deux heures lundi matin pour protester contre la réforme de la justice.

Une cinquantaine d'avocats, rassemblés à l'appel de l'ordre des avocats du Val-de-Marne, ont temporairement bloqué lundi l'entrée du tribunal de grande instance de Créteil pour protester contre le projet de réforme de la justice.

Un tribunal bloqué pendant deux heures. Munis de pancartes "Macron m'a tuer", "non à la mise à mort programmée de la justice", les avocats, en robes noires, se tenaient devant l'entrée principale du tribunal, dont les portes ouvrent normalement au public à 9 heures. "Avocats en colère, justiciables en danger", scandaient-ils entre deux chants pour exprimer leur désaccord. Les robes noires ont levé leur blocage vers 11 heures et vont se réunir en assemblée générale pour décider de la suite de leur mouvement.

Une réforme aux multiples mesures controversées. Le projet de loi, dont le vote solennel en première lecture à l'Assemblée nationale doit se tenir mercredi, suscite depuis plusieurs mois l'opposition des avocats mais aussi des magistrats, dont les principaux syndicats ont apporté leur soutien à la fronde.

 

Le texte, déjà adopté en première lecture par le Sénat fin octobre, prévoit notamment la dématérialisation de certains actes de procédure, la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance ou encore la création de 7.000 places de prison.

Les avocats s'opposent également à la révision des pensions alimentaires par les directeurs des caisses d'allocations familiales (CAF), à la plateforme dématérialisée des injonctions de payer ou encore à la création d'un tribunal criminel départemental, jugeant notamment les viols et uniquement composé de magistrats professionnels.