Les affiches placardées sur le campus et partagées sur les réseaux sociaux étaient sans équivoque. Elles annonçaient une journée de mobilisation pour la Palestine à l’université Paris 8, le mercredi 15 octobre. Ce jour-là, une conférence a été organisée autour de Georges Ibrahim Abdallah, condamné pour terrorisme par le passé et sorti de prison. L’invité ne s’est finalement pas présenté à l’événement.
L’université alertée en amont
L’Union des étudiants juifs de France a alors alerté la faculté selon son président, Yossef Murciano. "On savait que ça allait dépasser les bornes, on a prévenu l’université quelques jours avant, l’affiche circulait, les choses étaient connues. Quelque chose aurait pu être fait en amont pour empêcher la tenue de cette conférence", a-t-il détaillé.
L’université était donc prévenue en amont. Mais Paris 8 a tout de même autorisé l’évènement. Elle était pourtant en mesure de l’interdire. "La présidence de l’université aurait pu refuser l’évènement, comme ils ont tendance à le faire dans d’autres universités pour des évènements qui ne conviennent pas", a expliqué Rubens Strachan, délégué national de l’Union nationale inter-universités, un syndicat étudiant.
Paris 8 affirme avoir été piégée
"Il existe différents motifs pour ne pas permettre à certaines conférences d’être tenues. Dans ce cas, ils ont tendance à invoquer comme motif : risque de trouble à l’ordre public", a poursuivi le jeune homme.
Dans un communiqué publié mercredi, l’université s'est défendue. Et malgré les affiches à l’effigie d’un terroriste et les alertes, Paris 8 a expliqué qu’elle ne savait pas. La faculté a affirmé avoir été piégée par les organisations d’extrême gauche.