Quelles dispositions peut-on prendre pour donner son corps à la science après sa mort ?

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Comment indiquer de son vivant que l'on aimerait faire don de son corps à la science ?
Comment indiquer de son vivant que l'on aimerait faire don de son corps à la science ? © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Si l'on prend, de son vivant, la décision de donner son corps à la science après sa mort, il faut le signaler clairement et se procurer une carte de donneur. Cette carte peut ensuite être détruite si l'on change d'avis. 
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Comment donner son corps à la science, à des fins d'enseignement et de recherche ? La question ne passe pas forcément par tous les esprits. Mais pour ceux qui se la posent, il est impératif de prendre une décision de son vivant, rappelle l'avocat Roland Perez. Il s'agit d'une démarche personnelle, effectuée par une personne majeure. 

Une lettre manuscrite, de son vivant

La demande doit émaner de la personne elle-même et être écrite de sa main, de son vivant en datant et signant la lettre de don. Ensuite, il faut adresser cette déclaration à l'un des 28 centres de don répertoriés par l’association française d’information funéraire (L’AFID). Celle-ci adresse au donneur une demande de renseignements, pour obtenir une confirmation sans équivoque. Une copie recto-verso d’un titre d’identité est également exigée : il ne faudrait pas qu’un petit malin s’amuse à envoyer de fausses déclaration de don de corps. 

Une enveloppe timbrée doit être ajoutée au questionnaire, pour recevoir en retour une carte de donneur. Cette carte doit être conservée pour pouvoir être présentée au moment du décès, et ainsi faire transférer le corps. 

Il est possible de changer d'avis

Après le décès, le corps peut être "refusé" dans plusieurs cas de figure : si plus de 48 heures se sont écoulées depuis le décès,  si la personne est décédée à l'étranger avec mise en bière, ou si la mort fait suite à un accident de la route. Dans les cas où rien ne s'oppose au don du corps, c’est le plus souvent à la famille de payer les frais de transports jusqu'au centre, lequel, après travaux anatomiques, procédera de façon anonyme à la crémation du corps. 

Le donneur peut évidemment changer d'avis avant de mourir, en détruisant sa carte de donneur et en informant la faculté de médecine.  

Europe 1
Par Roland Perez