Puy-de-Dôme : une tranchée de la Première guerre mondiale construite par des collégiens

, modifié à
  • A
  • A
tranchée reconstituée 1280
Pour construire cette tranchée, les élèves ont travaillé 316 heures et déplacé 16 m3 de terre. © Capture d'écran "La Montagne"
Partagez sur :
Des collégiens de Riom ont inauguré lundi une tranchée après six mois de chantier mais aussi d'un important travail de mémoire.

Ils avaient débuté leur chantier le 11 novembre 2017, jour de l'armistice de la Première guerre mondiale. Après six mois de travaux, des collégiens du Puy-de-Dôme ont inauguré avec fierté une tranchée, sur le modèle de celles qui ont jalonné le nord-est de la France de 1914 à 1918, a rapporté mercredi La Montagne.

316 heures de travail. C'est Pascal Bérard, professeur d'atelier en Segpa au collège Pierre-Mendès France à Riom, qui a eu l'idée de reconstituer une tranchée militaire. Après validation du projet par la direction de son établissement, les élèves ont commencé à creuser. Après avoir travaillé 316 heures et déplacé 16 m3 de terre, le collège a inauguré lundi sa tranchée haute de 2,10 mètres. Les élèves, animés d'un "enthousiasme fou" selon l'enseignant, ont tout donné pour faire aboutir leur oeuvre d'art militaire. "On a un peu vécu comme les poilus, quand on était dehors à faire la tranchée dans le froid glacial de l'hiver", rapporte ainsi dans les pages du quotidien Jordan Brusson, élève de quatrième.

Des casques et des gourdes reconstituées. Le projet ne s'est pas contenté de l'aspect architectural puisque les classes impliquées ont aussi entrepris un vrai travail de mémoire avec les équipes enseignantes, en-dehors des manuels scolaires. "C'est une manière d'aborder l'histoire de façon réelle et ludique. Les élèves sont touchés par ça", selon Stéphane Badura, professeur d'histoire-géographie au collège. Ainsi, ce sont les élèves qui ont insisté pour pousser la reconstitution jusqu'à construire des objets d'époque. Ils ont ainsi fabriqué casques et gourdes en suivant des modèles d'époque mais aussi conçu des baïonnettes en papier mâché. Christopher Gissot, élève de troisième a pleinement pris conscience de l'importance de ce travail en pleine période de centenaire de l'Armistice : "c'est un bel hommage que l'on fait et puis on a pu toucher du doigt les conditions de vie des poilus". 

Bientôt des visites pour des primaires. Le collège Pierre-Mendès France souhaite désormais faire de la tranchée un objet pédagogique : des visites seront ainsi organisées par les élèves de Segpa eux-mêmes. Les autres élèves du collège mais aussi ceux des écoles primaires pourront ainsi découvrir à leur tour les dures conditions de vie des Poilus pendant la guerre.