Prisons : le ministère de la Justice va installer un téléphone dans chaque cellule

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Le ministère de la Justice a lancé un appel d'offres pour équiper les cellules des prisons françaises en téléphone. 

Hors quartiers disciplinaires, les cellules des prisons  françaises vont bientôt être équipées de téléphones. Selon une information du Monde dont Europe 1 a eu confirmation le ministère de la Justice a lancé récemment un appel d'offres afin de procéder à cette installation. 

Liens avec les familles. Le ministère de la Justice avance deux arguments à cette décision : permettre aux détenus d'entretenir leurs liens familiaux et lutter contre le trafic de téléphones portables dans les prisons. 33.000 de ces appareils ont en effet été saisis en 2016 dans les centres pénitentiaires.

Cet équipement, enfin, présente l'avantage de faciliter l'écoute des détenus surveillés. Mais le combat contre le trafic des téléphones portables se poursuivra car c'est par eux que passent les relations avec les réseaux extérieurs de délinquants.

D'ici la fin de l'année. Plus de 50.000 cellules de 178 établissements pénitentiaires seront concernées, selon le quotidien. Les détenus auront accès à quatre numéros. 

Cette installation de téléphones dans les cellules sera faite par une entreprise privée. Les entreprises intéressées par l'appel d'offres doivent déposer un dossier à l'administration pénitentiaire dans les prochains jours. Le contrat devrait être signé en avril ou en mai, et les premiers établissements pourraient être équipés avant la fin de l'année.

Une expérimentation réussie. Une expérimentation de téléphones fixes était menée depuis juillet 2016 dans la prison de Montmédy, dans la Meuse. Les saisies de téléphone portable y ont baissé de 31% au premier semestre 2017 par rapport aux six premiers mois de 2016. "Les téléphones ont permis d'apaiser les tensions au sein de la prison", selon le ministère. "Il y a toujours eu des cabines téléphoniques dans les prisons, mais les personnels doivent accompagner les détenus, ce qui demande du temps et de la disponibilité. C'est donc compliqué", a mis en avant la chancellerie.