Pour Jean-Michel Blanquer, le niveau des écoliers français n'est pas si mauvais

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Pour le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, invité de la matinale d'Europe 1 lundi matin, les évaluations menées en CP et en CE1 au début de l'année ont pour but "d'aider les professeurs et les élèves".

INTERVIEW

Les élèves de CP et de CE1 viennent d'être évalués en français et en mathématiques, et les résultats ne sont pas entièrement satisfaisants. Mais pour le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, invité de la matinale d'Europe 1 lundi, le niveau n'est pas aussi mauvais qu'on le dit.

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Plus utile que les évaluations internationales ? Selon le ministre, qui a dévoilé les premiers résultats des évaluations menées en primaire dans 20 Minutes, cela doit "aider les professeurs et les élèves", dont les parents vont recevoir "un petit portrait" avec les forces et les faiblesses de leurs enfants. "Ce qui est important, c'est qu'on réussisse à faire ça à l'âge de 6 ans, de 7 ans, plutôt que ce qu'on a avec les évaluations internationales", qui se basent plutôt sur les résultats des élèves vers 15 ans, comme il l'a déclaré au micro d'Audrey Crespo-Mara.

Un quart des élèves de CP ont des difficultés avec les phonèmes. Dans les nombreux détails de cette évaluation, 23% des élèves évalués "ont du mal avec les phonèmes en début de CP", qui sont "les conditions d'entrée dans la lecture", a insisté Jean-Michel Blanquer. Autre chiffre de cette évaluation, 8% des élèves sont en difficulté pour reconnaître des nombres dictés de 1 à 10, ce qui n'est "pas un chiffre trop important", mais "il va falloir beaucoup travailler avec eux".

Les professeurs aussi évalués

C'est l'une des solutions pour améliorer le niveau des élèves : Jean-Michel Blanquer veut améliorer la formation des professeurs. Une instance chargée d'évaluer la qualité de l'enseignement scolaire va être créée, avec "pour mission de donner un portrait de chaque établissement de France", selon les mots du ministre, qui assure que "personne n'est très satisfait" du système des inspections aujourd'hui. Mais l'instance "n'évalue pas les personnes, elle évalue les structures", a-t-il précisé, avec l'objectif d'"accompagner davantage les professeurs dans leurs carrières".