Policiers brûlés à Viry-Châtillon : un des suspects a violé son contrôle judiciaire

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Deux policiers ont été blessés dans une attaque aux cocktails Molotov en 2016 à Viry-Châtillon.
Deux policiers ont été blessés dans une attaque aux cocktails Molotov en 2016 à Viry-Châtillon. © AFP
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Un des suspects mis en examen pour l'agression de policiers en 2016 à Viry-Châtillon a violé son contrôle judiciaire en se rendant dans une ville voisine.

Un des suspects dans l'agression de policiers aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, a violé son contrôle judiciaire et a été interpellé dans la ville voisine de Grigny jeudi alors qu'il avait interdiction de s'y rendre, a appris l'AFP dimanche de sources concordantes. Le jeune homme, âgé de 18 ans, fait partie des 17 mis en examen soupçonnés d'avoir participé à l'attaque aux cocktails Molotov au cours de laquelle deux policiers avaient été gravement brûlés le 8 octobre 2016. 

Pas de sanction. Il a été interpellé à quelques centaines de mètres du lieu du drame, dans la cité difficile de la Grande Borne par la brigade anti-criminalité jeudi soir, peu après 23h30, a expliqué une source policière, confirmant une information du journal Le Parisien. Les policiers contrôlaient un point de vente de drogues et ont vu cet homme "prendre la fuite", a ajouté cette source. Après son interpellation, il a dû être relâché vendredi : la fiche de son contrôle judiciaire, qui lui interdisait notamment de revenir à Grigny, ne mentionnait pas de sanction immédiate à prendre en cas de manquement.

"Sentiment d'impunité". "Il y a eu un avis au juge d'instruction et c'est lui qui va prendre la sanction", a précisé une autre source policière. "Le cabinet d'instruction est avisé et est en train de gérer l'affaire", a réagi le parquet d'Evry. "S'il y avait eu des instructions de déferrement sur la fiche, elles auraient été appliquées", a-t-il précisé. Le syndicat Alliance (majoritaire chez les gardiens de la paix) a lui fait part de son indignation. "Ne pas respecter un contrôle judiciaire comme ça, ça démontre bien qu'il y a un sentiment d'impunité", a-t-il estimé.