Offrir des cadeaux d'occasion, la nouvelle tendance pour Noël ?

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D'après l'étude, 68% des 24-35 ans sont prêts déposer un paquet avec un objet ou un vêtement de seconde main sous le sapin.
D'après l'étude, 68% des 24-35 ans sont prêts déposer un paquet avec un objet ou un vêtement de seconde main sous le sapin. © AFP
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Smartphone, vêtements, ou encore jouets… Aujourd'hui il est possible d'acheter des cadeaux d'occasion sur internet, ou dans des boutiques dédiées. Écologique et économique, cette solution séduit 50% des Français selon une étude Kantar-TNS Sofrès.  

Et si vous offriez des cadeaux de seconde main à vos proches pour Noël ? Loin d'être saugrenue, cette idée séduit de plus en plus de personnes. Selon une étude de Kantar-TNS Sofrès, un Français sur deux est d'ailleurs prêt à franchir ce pas économique et écologique. Dans le détail, cette tendance est surtout présente chez les jeunes : 68 % des 24-35 ans sont prêts déposer un paquet avec un objet ou un vêtement de seconde main sous le sapin, alors que les plus de 55 ans ne sont que 39 % à l'envisager. 

Un iPhone "50% moins cher qu'un neuf"

"J'ai acheté un iPhone pour ma fille sur un site de reconditionnement", témoigne au micro d'Europe 1, Emmanuelle, 47 ans, qui a acheté son premier cadeau de seconde main il y a quelques mois. "Il était comme neuf, et 50 % moins cher qu'un neuf", explique-t-elle. Un achat dont l'idée lui est peut-être venue en regardant ses filles de 13 et 14 ans s'offrir des vêtements d'occasion sur le site leader du secteur, Vinted, qui revendique 11 millions d'utilisateurs en France. 

"Elles ont acheté des t-shirts qui allaient parfaitement. Mais une fois une salopette était trop petite, et même si on peut renvoyer le produit, cela génère souvent des coûts supérieur à celui du vêtement", relate-t-elle. 

Des jouets jusqu'à 70% moins chers

En plus de certains produits hi-tech et des vêtements, il est également possible d'acheter des jouets qui ont déjà fait le bonheur d'un autre enfant. Une dizaine d'associations, comme Rejoué, s'occupe de les laver et de les réparer. "Le jouet le plus cher qu'on a dans notre boutique est à 50% du prix du neuf", explique au micro d'Europe 1 Claire Tournefier, la fondatrice de Rejoué. "On décote un jouet en fonction de son état : si par exemple il y a des traces d'usure, on va retirer 10 % du prix, et ça peut aller jusqu'à 70 %. C'est très accessible."

Mais pour bénéficier de ces prix très avantageux, il faut se déplacer directement en boutique. Il n'y a pas encore de vente par internet pour ces objets qui sont quasiment uniques.

Europe 1
Par Virginie Salmen, édité par Ugo Pascolo