Nice : une enquête ouverte après l'agression d'un membre d'une association d'aide aux migrants

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Le militant a dû être hospitalisé en urgence dans la nuit de samedi à dimanche.
Le militant a dû être hospitalisé en urgence dans la nuit de samedi à dimanche. © VALERY HACHE / AFP
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Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour violences volontaires après l'agression à son domicile d'un militant de l'association d'aide aux migrants Roya Citoyenne par une quinzaine de personnes.

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour violences volontaires sur l'agression d'un militant de Roya Citoyenne commise, selon cette association d'aide aux migrants, à son domicile par une quinzaine de personnes, armées pour certaines. Confiée à la gendarmerie, l'enquête a permis d'entendre une première personne en garde à vue, laquelle a été levée. D'autres auditions sont prévues, a précisé vendredi le parquet.

Une "sauvage agression". L'association Roya Citoyenne a dénoncé vendredi, dans un communiqué, une "sauvage agression" dont a été victime à son domicile l'un de ses membres, connu pour héberger en permanence des demandeurs d'asile. Les faits, révélés par le quotidien Nice-Matin, remontent à la nuit de samedi à dimanche lorsque, selon Roya Citoyenne, le militant "s'est sauvagement fait agresser à son domicile à Contes (commune de l'arrière-pays de Nice, NDLR) par une quinzaine de jeunes, certains munis d'armes blanches".

Le militant hospitalisé d'urgence. "Ils ont entièrement détruit son véhicule, brisé toutes les vitres de son appartement, saccagé par des objets lancés depuis l'extérieur", précise le communiqué de l'association. "Notre ami a dû être hospitalisé en urgence avec perte de connaissance, traumatisme crânien et de nombreuses contusions avec points de suture causés par les projectiles. Les demandeurs d'asile qu'il accueillait et lui-même sont gravement traumatisés psychologiquement", ajoute-t-elle.

Un porte-parole de Roya Citoyenne a indiqué que leur militant s'était déjà vu reprocher "à plusieurs reprises le fait d'aider et d'héberger des migrants en permanence chez lui" et qu'il avait déjà subi, de la part des "jeunes du voisinage", une première agression.