Murielle Bolle "regardait beaucoup la télé" et "faisait des grasses matinées", raconte son hébergeur

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Murielle Bolle a passé neuf mois dans la Nièvre (photo d'archives).
Murielle Bolle a passé neuf mois dans la Nièvre (photo d'archives). © PATRICK HERTZOG / AFP
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Jean-Charles Boizot, ancien maire de Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, a accueilli la quadragénaire pendant les neuf mois où son contrôle judiciaire lui interdisait de séjourner dans les Vosges. Il s'est confié au "Parisien", samedi. 

"J'ai mis du champagne au frais et on a arrosé ça mercredi midi". Jean-Charles Boizot, ancien maire de Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, a fêté la main levée partielle du contrôle judiciaire de Murielle Bolle avec la principale intéressée, cette semaine : depuis neuf mois, l'ex-édile hébergeait la quadragénaire, mise en examen dans l'affaire Grégory et interdite de séjour dans les Vosges. Il s'est confié au Parisien, samedi

"Pratiquement toujours enfermée". "Elle était arrivée chez moi le 4 août", se souvient Jean-Charles Boizot. "Murielle, que je ne me suis jamais permis de tutoyer et à qui j'ai toujours simplement serré la main, était installée dans un appartement de plain-pied, un des logements que je loue habituellement. Elle restait pratiquement toujours enfermée. Elle regardait beaucoup la télé, recevait pas mal d'appels, faisait des grasses matinées..." L'homme se souvient aussi de la visite d'une amie de Murielle Bolle, et d'un "kebab avec ses enfants". 

"Pendant quatre à cinq mois, je l'ai emmenée pointer à Moulins-Engilbert, 22 km aller-retour, alors que les gendarmes passaient fréquemment devant chez elle, dix à vingt fois par semaine. Après, Murielle a eu une petite voiture, une Clio ancienne, elle y allait seule", raconte encore l'hébergeur. 

"Elle sait faire plein de choses". Interrogé par Le Parisien sur ses motivations, Jean-Charles Boizot n'y va pas par quatre chemins : "Je l'ai fait parce que je n'ai absolument pas confiance en la justice et que je pense que cette femme n'a rien à se reprocher." Au fil des mois, l'homme dit avoir découvert une femme "pas bête du tout" : "Elle sait faire plein de choses que je ne sais pas faire, comme mettre de la musique sur une clé USB." 

Son initiative n'est cependant pas restée sans conséquence. "J'ai reçu des lettres anonymes abominables me traitant me traitant de salaud ou bien expliquant que, si Murielle avait un temps accusé Bernard Laroche, c'est parce qu'il la violait, ce qui est évidemment totalement faux", confie-t-il. Marchand de biens, l'ancien maire a aussi perdu des clients qui ont juré de ne plus jamais lui faire confiance. 

Mais l'ex-édile ne regrette rien, affirmant que Murielle Bolle lui a confié avoir trouvé dans la Nièvre "une autre famille". Vendredi matin, en rejoignant les Vosges, elle lui a envoyé par SMS : "Vous resterez à jamais dans mon cœur".