Mosquée de Bayonne : "J'ai le droit de devenir fou pendant dix ou quinze minutes ?", s'indigne le fils d'une victime

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"J’ai bien peur qu’on lui trouve des excuses", s'inquiète le fils d'une des victimes de la mosquée de Bayonne (photo d'illustration). 1:10
"J’ai bien peur qu’on lui trouve des excuses", s'inquiète le fils d'une des victimes de la mosquée de Bayonne (photo d'illustration). © Capture d'écran Google street view
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Karim, le fils d'un des hommes grièvement blessés devant la mosquée de Bayonne, lundi, a commenté sur Europe 1 la mise en examen du suspect, dont une "altération partielle" du discernement a été reconnue. 
RÉACTION

"Il va mieux, il est réveillé, il peut communiquer avec nous, donc ça rassure." Interrogé par Europe 1 mercredi, Karim, le fils de l'un des deux hommes grièvement blessés dans l'attaque d'une mosquée lundi à Bayonne, donne des nouvelles de son père, alors que le principal suspect des faits a été mis en examen. "Mais il n’empêche qu’il faut encore attendre quelques jours pour savoir s’il va y avoir d’éventuelles séquelles. Pour l’instant, tout le côté droit de son corps est partiellement paralysé", précise-t-il. 

"On apprend que c'est une démence partielle ?"

Karim dit aussi son incompréhension quant à l'altération "partielle" du discernement du suspect reconnue lors d'une première expertise psychiatrique - sans entamer sa responsabilité pénale : "On apprend que c’est une démence partielle ? Je ne savais pas  que ça pouvait exister", souffle-t-il. "J’ai le droit de devenir fou pendant dix ou quinze minutes, d’après la loi ? d’aller tuer des personnes, incendier un lieu de culte ?"

Interrogé sur un éventuel procès à venir, le fils de l'homme blessé dit n'être "pas sûr qu’il en ressorte quelque chose qui puisse satisfaire les familles, du fait de (l)'âge avancé (du suspect), 84 ans." "J’ai bien peur qu’on lui trouve des excuses", souligne-t-il encore. "Si ça ça n’est pas une tentative d’attentat terroriste, je ne comprends pas. J’ai l’intention de saisir un avocat spécialisé dans ce genre d’affaire pour que le parquet antiterroriste soit saisi." 

Europe 1
Par Stéphane Place, édité par Margaux Lannuzel