Mosquée de Bayonne : l'octogénaire suspect mis en examen et placé en détention provisoire

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L'homme est soupçonné d'être l'auteur de l'attaque dans laquelle deux personnes ont été grièvement blessées (photo d'illustration).
L'homme est soupçonné d'être l'auteur de l'attaque dans laquelle deux personnes ont été grièvement blessées (photo d'illustration). © Capture d'écran Google street view
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L'octogénaire, qui risque la réclusion criminelle à perpétuité, "a été mis en examen des chefs de tentatives d'assassinat, dégradation et destruction aggravées, violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique et violence avec arme",

L'octogénaire suspecté d'avoir blessé deux personnes dans son attaque contre la mosquée de Bayonne, souffre d'une "altération partielle de son discernement", mais sa responsabilité pénale reste engagée et il a été mis en examen mercredi avant d'être placé en détention provisoire.

Claude Sinké, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a été présenté devant un juge d'instruction et "mis en examen des chefs de tentatives d'assassinat, dégradation et destruction aggravées, violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique et violence avec arme", a précisé mercredi soir dans un communiqué Marc Mariée, procureur de Bayonne. 

Tireur solitaire instable psychologiquement ou auteur conscient d'un attentat ? L'enquête semble donc pencher pour la première hypothèse et le parquet de Bayonne a d'ailleurs annoncé mercredi que "le Parquet national antiterroriste n'entend pas se saisir du dossier".

Le suspect a démenti avoir voulu tuer en mettant le feu

La veille, il avait expliqué que le suspect avait dit aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne pour "venger la destruction de la cathédrale de Paris", qu'il attribue aux musulmans. "L'ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique", avait-il ajouté, ordonnant une expertise psychiatrique. Mercredi matin, il annonçait dans un communiqué que l'expertise avait "conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes".

Lors de sa garde à vue, l'octogénaire a démenti avoir voulu tuer en mettant le feu à la porte de la mosquée, expliquant avoir procédé à des repérages pour être sûr de n'intervenir "qu'à un moment où elle était très peu occupée". Ces affirmations cadrent mal avec le récit de l'attaque, reconstituée notamment grâce à des témoignages et des caméras de surveillance : le suspect a ainsi tiré une première fois sur un homme assis près de la mosquée, puis à deux reprises sur un conducteur avant de mettre le feu à son véhicule. Il avait aussi braqué son arme face aux forces de l'ordre venues l'interpeller.