Le procès du Levothyrox s'ouvre lundi dans une salle de spectacle de Villeurbanne

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© REMY GABALDA / AFP
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Le Levothyrox est lundi au cœur d'un procès hors normes intenté au civil par 4.113 plaignants qui accusent le laboratoire Merck d'un "défaut d'information" sur une nouvelle formule ayant selon eux causé de nombreux effets indésirables.

Les très nombreux plaignants attendaient ce jour avec impatience. Lundi, le procès au civil du Levothyrox s'ouvre à à Villeurbanne, près de Lyon. Une question est au cœur des débats : y a t-il eu défaut d'information de la part du laboratoire pharmaceutique Merck au moment du changement de formule au printemps 2017 ?

10% des plaignants présents. Le changement de formule de ce médicament prescrit contre l'hypothyroïdie avait provoqué d'importants effets indésirables secondaires (fatigue, maux de tête, insomnies, vertiges…) chez quelque 31.000 patients en France. Au total, 4.113 patients accusent le laboratoire de défaut d'information, au moment de la commercialisation de la nouvelle formule du Levothyrox. Lundi, à Vileurbanne, plus de 300 d'entre eux - peut-être 400 - seront présents au procès. 

Un procès dans une salle de spectacle. Au vu de leur nombre important, il était impossible de les accueillir correctement dans les locaux exigus du tribunal de Lyon. Le ministère de la Justice a donc pris la décision de louer une salle pour la journée. Baptisée "Le Double Mixte", elle est en temps normal connue pour accueillir des concerts et des salons, et peut recevoir 500 personnes. 

10.000 euros par patient réclamés. L'avocat des victimes réclame au laboratoire allemand une indemnité forfaitaire de 10.000 euros par patient. Si cela était suivi par le tribunal, cela représentait une somme totale de plus de 41 millions d'euros. L'enjeu est donc colossal pour Merck, qui se défend en assurant qu'il a parfaitement fait son travail en envoyant plus de 300.000 communications par courrier, fax et mail, à 100.000 médecins et pharmaciens en France.