LA QUESTION SEXO - Je prends plus de plaisir avec des rapports bucco-génitaux, pourquoi ?

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Dans "Sans Rendez-vous", Catherine Blanc répond à Rachel, 42 ans, qui s'étonne de préférer désormais le cunnilingus à la pénétration. La sexologue et psychanalyste évoque plusieurs pistes pour expliquer cette évolution, d'un changement de partenaire jusqu'à la maturité sexuelle. 

>> Souvent considérés à tort comme des préliminaires, les rapports bucco-génitaux sont des actes sexuels à part entière. Et à ce titre, ils sont source de jouissance et de plaisir, au point même parfois de supplanter celui provoqué par la pénétration. C'est ce qui arrive à Rachel, 42 ans, qui se rend compte le temps passant préférer un cunnilingus à cette dernière. Étonnée d'un tel changement, elle s'interroge. Dans "Sans Rendez-vous" Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste évoque plusieurs possibilités pour répondre à cette question, d'un changement de partenaire à la maturité sexuelle. 

La question de Rachel, 42 ans

Je me rends compte avec le temps que je prends beaucoup plus de plaisir avec un cunnilingus plutôt qu'un vrai rapport sexuel. Comment est-ce possible ? 

La réponse de Catherine Blanc

Avant toute chose, un cunnilingus est un acte sexuel. On n'est pas en train de conter fleurette, de se parler, on est vraiment en train de faire de la sexualité. D'ailleurs d'une façon générale, pour prendre du plaisir, il n'y a pas forcément besoin de pénétration. C'est valable à la fois pour les femmes, mais aussi pour les hommes.

Ici Rachel évoque un changement de préférence qui peut être lié à plusieurs choses : un changement de relation et la découverte d'un "nouveau" cunnilingus fait par ce partenaire, une difficulté à la lubrification qui rend la pénétration douloureuse, ou encore la ménopause... Mais peut-être aussi parce qu'il y a eu un temps où elle avait envie d'être pénétrée dans le but d'être mère, mais qu'à 42 ans elle n'a plus ce projet. Dès lors, Rachel peut avoir envie de quelque chose qui va évoquer son plaisir, sans nécessairement être dans le partage. Mais il y a aussi la possibilité que les pénétrations n'aboutissent jamais à quelque chose de jouissif. Du coup Rachel préfère le cunnilingus à la pénétration. 

Est-ce que 42 ans est l'âge de maturité sexuelle ? Rachel est peut-être plus libre dans son corps ? 

Oui, parce qu'il y a des jeunes femmes qui n'aiment pas le cunnilingus. Non pas parce que ce n'est pas agréable, mais parce que c'est un moment où on est vu, où on s'offre et on se laisse faire. On jouit sans être protégé par le fait que le partenaire est à son affaire et ne vous regarde pas forcément. Et souvent, il faut plus de maturité pour oser faire ça. 

Ce qui implique qu'il est tout à fait possible pour une femme d'avoir une sexualité épanouie uniquement avec des cunnilingus, mais c'est propre à chacun. 

Europe 1
Par Catherine Blanc