LA QUESTION SEXO - Est-ce normal de préférer varier les aventures plutôt que d'être en couple ?

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Certaines personnes ne sont pas attirées par la vie en couple. 4:48
Certaines personnes ne sont pas attirées par la vie en couple. © Pixabay
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Vendredi, dans "Sans rendez-vous", un auditeur a demandé à la sexologue Catherine Blanc s'il était normal de préférer multiplier les expériences sexuelles plutôt que de chercher la stabilité du couple. Pour notre spécialiste, ce genre de relations n'exclut pas les jolies rencontre, tandis que l'important est d'être bien en accord avec soi-même. 

Tout le monde ne cherche pas le grand amour. Si la majorité des hommes et des femmes aspirent à se mettre en couple et pourquoi pas à former un foyer avec leur partenaire, certains préfèrent multiplier les liaisons, plus attirés par la variété des expériences que par la monogamie au sein du couple. C'est le cas d'un auditeur d'Europe 1, qui, dans Sans rendez-vous, demande à la sexologue Catherine Blanc si son comportement est normal. 

La question 

Trouvez-vous anormal de préférer à la relation de couple la variété des relations sexuelles, le plaisir de multiplier des expériences nouvelles et de ce qu'elles offrent de richesse par leur originalité ? 

La réponse de Catherine Blanc 

Est-ce anormal ? Cela ne me regarde pas. Je ne trouve rien d'anormal dans la mesure où c'est le respect de soi et de ses élans. Si chaque relation offre son lot de qualité et de richesse, peut-être qu'à ce titre, notre auditeur est un grand voyageur qui a besoin de se nourrir d'expériences nouvelles. C'est un choix qui est mis en avant et qui peut être très joli avec une vraie qualité relationnelle, mais qui fait l'économie de la construction d'une relation. 

La peur d'être parent ? 

Bien sûr qu'on peut se dire que c'est assez pauvre car c'est simplement pour la sexualité, mais en même temps, ce n'est pas sûr. Peut-être que cette personne aime une qualité de relation, même si elle est sans lendemain dans la construction. 

 

Il y a des gens qui ne connaîtront pas la vie à deux, qui ne chercheront pas à être parent, et cela leur convient. Est-ce que cela cache quelque chose ? Peut-être que dans ce cas, on a du mal à faire de la place à l'autre auprès de soi, qu'on a du mal à être contraint par l'autre qui oblige à des tas de renoncement de soi. Cela peut aussi permettre de faire peut-être l'économie de la paternité ou de la maternité qui fait peur. 

"Savoir faire seul quand d'autres ne savent pas vivre seuls"

Mais il ne faut pas oublier que dans un couple, on peut varier les plaisirs et on évolue. Parfois, les choses vont s'amenuiser et on va essayer de les renourrir pour qu'elles pétillent à nouveau. La majorité d'entre nous se mettent en couple et construisent une vie à deux. On est dans la sécurité de ces liens, et ce qui va être compliqué va être de faire de la nouveauté dans la sécurité de ces liens. A l'inverse, il y a des gens qui vont ne pas investir là-dedans et vont faire une vie assez solitaire et de partage ponctuel. 

On peut considérer que c'est au moins une compétence : savoir faire seul quand d'autres ne savent pas vivre seuls. Quoi qu'il en soit, notre auditeur n'est pas anormal. On peut s'interroger sur le pourquoi du comment, mais si cette personne est bien, qu'elle soit bien et qu'elle se réjouisse de ses plaisir. 

Europe 1
Par Catherine Blanc