Crise de l'hôpital : un quart des médecins mobilisés jeudi, plus d'un paramédical sur dix

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"En l'absence de propositions concrètes", le collectif Inter-Hôpitaux a indiqué vendredi poursuivre "la mobilisation", appelant à "une nouvelle manifestation unitaire le 30 novembre à Paris".
"En l'absence de propositions concrètes", le collectif Inter-Hôpitaux a indiqué vendredi poursuivre "la mobilisation", appelant à "une nouvelle manifestation unitaire le 30 novembre à Paris". © Sameer Al-Doumy / AFP
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Selon les chiffres du ministère de la Santé, plus de 25% des médecins hospitaliers s'étaient déclarés grévistes sur toute la France jeudi. 

Les médecins hospitaliers se sont fortement mobilisés jeudi pour dénoncer le manque de moyens du public, plus de 25% s'étant déclarés grévistes sur toute la France, comme 12% des autres personnels, selon les chiffres du ministère de la Santé communiqués vendredi.

Dans le détail, à l'hôpital, le taux de participation (grévistes absents) des médecins s'est élevé à 17,4%, et le taux de mobilisation (grévistes absents et assignés, c'est-à-dire contraints de travailler) à 25,4%, a indiqué vendredi la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) à l'AFP. Chez les personnels non médicaux (infirmiers, aide-soignants, agents administratifs...), ces taux étaient respectivement de 4,8% et 11,8%.  A l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), d'où est parti le mouvement, plus de la moitié des médecins étaient mobilisés (56,5%), quatre sur dix (39,5%) ayant effectivement cessé le travail, selon la DGOS.

10% des personnels non médicaux ont fait grève

Près de 10% (9,8%) des personnels non médicaux y ont fait grève, 20,5% en comptant les assignés. En tenant compte des établissements médico-sociaux tels que les Ehpad (maisons de retraite médicalisées), 6,5% des personnels, toutes catégories confondues, ont fait grève, (13,7% assignés inclus), selon la DGOS. Plusieurs milliers de médecins, infirmiers, aides-soignants et internes des hôpitaux publics ont défilé jeudi partout en France pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer un "plan d'urgence".

Ils étaient 10.000 à Paris selon les organisateurs (7.500 selon la police) et plusieurs centaines dans les autres cortèges à Toulouse, Lyon, Nantes, Bordeaux, Marseille ou encore Lille. Ces manifestants répondaient à l'appel du collectif Inter-Hôpitaux, créé par des médecins de l'AP-HP, et du collectif Inter-Urgences, lancé par des soignants du même CHU et à l'origine de 8 mois de grève aux urgences, rejoints par les syndicats. Le président Emmanuel Macron a promis en réponse qu'un plan "conséquent" et des "décisions fortes" seraient présentés mercredi 20 novembre par le Premier ministre Edouard Philippe.

"En l'absence de propositions concrètes", le collectif Inter-Hôpitaux a indiqué vendredi poursuivre "la mobilisation", appelant à "une nouvelle manifestation unitaire le 30 novembre à Paris".