Journaliste infiltré dans la police : le parquet ouvre une enquête

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Valentin Gendrot, Flic
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur les faits racontés par Valentin Gendrot. © JOEL SAGET / AFP
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Après la publication du livre "Flic", le parquet de Paris ouvre une enquête. Il souhaite identifier "les faits susceptibles de tomber sous le coup d'une qualification pénale" dans le texte de Valentin Gendrot après deux ans d’infiltration dans la police parisienne.

Le parquet de Paris a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête après la parution d'un livre écrit par le journaliste Valentin Gendrot. Ce dernier a infiltré deux ans la police parisienne et évoque des "tabassages" commis par des fonctionnaires du XIXe arrondissement parisien.

Identifier "les faits susceptibles de tomber sous le coup d'une qualification pénale" 

L'enquête, ouverte après un signalement de la préfecture de police de Paris, vise à "identifier" dans le livre Flic (éd. Goutte d'Or) "les faits susceptibles de tomber sous le coup d'une qualification pénale" et a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a indiqué le parquet de Paris.

Valentin Gendrot souhaite dans son livre mettre en lumière "la violence policière et le mal-être des policiers". La culture du silence autour des abus policiers mais aussi le manque de formation des agents et leur manque de moyens sont notamment évoqués. Jeudi, la préfecture de police de Paris avait en outre annoncé avoir saisi la "police des polices" d'une autre enquête, cette fois administrative. "A ce stade, les policiers accusés ne sont pas identifiés et les faits allégués ne sont pas vérifiés", avait ajouté la préfecture de police.

Une bavure d'importance couverte ?

Passage le plus explosif de son livre, Valentin Gendrot assure avoir assisté à une "bavure" commise par un collègue et que lui-même a couverte avec d'autres policiers. Lors d'un contrôle qui dégénère, un policier met plusieurs "baffes" et "claques" à un adolescent, puis des "coups de poings", selon le récit du journaliste.

Le jeune homme, dont la gravité des blessures n'est pas détaillée, est embarqué au commissariat pour une vérification d'identité. Le policier porte alors plainte pour outrage et menaces, l'adolescent pour violences. Un PV "mensonger" est rédigé pour "charger le gamin et absoudre" le policier, affirme Valentin Gendrot. Dans un entretien à l'AFP il expliqe avoir lui aussi incriminé l'adolescent lors d'une enquête interne, afin de pouvoir "dénoncer mille autres bavures de ce type", même si "ça a été une décision extrêmement compliquée".

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP