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«Je vais me recueillir pour Quentin» : une messe organisée à Lyon en la mémoire du jeune homme tabassé à mort

À la sortie de la messe, la plupart des fidèles ont préféré garder le silence par respect pour la famille. [Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Une messe s’est tenue dimanche matin à l’église traditionaliste Saint-Georges, dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon, que fréquentait Quentin, étudiant de 23 ans décédé la veille. Le prêtre a rendu un court hommage au jeune catholique récemment converti, qui a profondément ému les fidèles.

Ce dimanche 15 février 2026, un court hommage a été rendu à Quentin, jeune étudiant de 23 ans mort samedi après avoir été tabassé jeudi, à l'église traditionaliste Saint-Georges dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon. Une cérémonie qui a ému plusieurs fidèles.

La colère, un sentiment partagé

Dans le Vieux-Lyon, l'église Saint-Georges est comble, comme chaque dimanche. La messe a une résonance particulière pour les proches de Quentin et les fidèles venus se recueillir en sa mémoire. Les paroissiens, le visage empreint d’émotion, entonnent un "Je vous salue Marie", pour sa famille et ses amis.

Louis, présent ce matin-là, ne connaissait pas personnellement le jeune étudiant de 23 ans, mais il est bouleversé : "Ce qui s'est passé pour Quentin, ça m'affecte particulièrement. Il était là, il était présent, il s'impliquait, c'était une bonne personne d'après les témoignages de ses amis. Il faisait des maraudes, il aidait les plus démunis ; et pour de la politique, il se fait tuer."

À la sortie de la messe, la plupart des fidèles préfèrent garder le silence par respect pour la famille. Mais la colère est bien présente, poursuit Louis, qui réclame que justice soit rendue.

"Il y a de la colère, mais elle est justifiée. Il ne faut pas qu'il n'y ait pas d'escalade de la violence. Et pour qu'il n'y ait pas d'escalade de la violence, l'État doit prendre ses responsabilités et interpeller les responsables", ajoute-t-il.

Un père de famille partage le même sentiment : "En colère, je suis papa, j'ai un fils qui a l'âge de ce jeune homme, Quentin. Je suis très choqué, je vais me recueillir sur les lieux de l'attaque, pour Quentin, pour prier."

Comme ce père de famille, d’autres habitants sont venus lui rendre hommage toute la journée et ont déposé des roses blanches.