Plus de sept mois après la mort de Quentin Deranque, militant de droite battu à mort dans les rues de Lyon, huit nouvelles personnes ont été interpellées ce jeudi et cinq d'entre elles ont été mises en examen. Cela porte à 14 le nombre de personnes poursuivies dans le dossier.
Huit personnes ont été interpellées mardi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du militant identitaire Quentin Deranque, battu à mort à Lyon en février, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources proches de l'enquête. Elles sont "soupçonnées d'avoir participé aux rixes, aux diverses violences du jour, mais pas d'avoir porté les coups mortels", a ajouté une de ces sources, précisant une information d'un journaliste du site Boulevard Voltaire.
Selon un communiqué du parquet, cinq personnes ont été mises en examen cet après-midi. Toutes l'ont été pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit et quatre pour violences aggravées. Cela porte à 14 le nombre de personnes poursuivies dans ce dossier. Neuf militants d'ultragauche étaient déjà mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées".
Des interpellations dans l'agglomération lyonnaise
Les nouvelles interpellations, réalisées sous commission rogatoire des juges d'instruction, s'inscrivent dans ce cadre. Elles concernent des hommes et des femmes et ont eu lieu dans l'agglomération lyonnaise, selon ces sources qui n'ont pas donné plus de détails à ce stade.
Quentin Deranque, 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, avait été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées et était mort deux jours plus tard. Les coups lui avaient été portés après une bagarre entre militants d'ultragauche et d'ultradroite, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Parmi les personnes accusées de l'avoir frappé figurent des membres du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, et notamment un assistant parlementaire de l'élu. Le parquet de Lyon a par ailleurs ouvert une enquête préliminaire sur les violences commises par des militants d'ultradroite le même jour.