À Lyon, l'émotion est vive après la mort de Quentin, étudiant de 23 ans, violemment agressé en marge d'une conférence de Rima Hassan. Une vidéo diffusée par TF1 relance les interrogations, tandis que l'enquête a été requalifiée en coups mortels aggravés.
L'émotion est forte à Lyon après le décès de Quentin, 23 ans, hospitalisé depuis jeudi à la suite d'une violente agression survenue en marge d'une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan. Si l'enquête se poursuit, les circonstances restent encore floues.
Depuis quelques heures, une vidéo diffusée par TF1 est présentée comme celle de l'agression. Les images, filmées depuis un immeuble rue Victor-Lagrange, montrent une dizaine d'individus au visage dissimulé, s'acharnant à coups de pied et de poing sur trois hommes à terre.
"Un guet-apens mené par des individus organisés, entraînés, en très large surnombre et armés"
Deux parviennent à s'enfuir, tandis qu'un troisième reste allongé au sol, inanimé, sans qu'il soit possible d'identifier formellement s'il s'agit de Quentin.
Les circonstances des faits restent encore floues. Le jeune homme de 23 ans a été retrouvé par les pompiers vers 19h40, sur le quai Fulchiron, à environ deux kilomètres de l'agression. Pour l'avocat de la famille, il ne s'agit pas d'une simple rixe mais d'"un guet-apens, méthodiquement préparé".
"Il semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certains le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités", poursuit Me Fabien Rajon dans un communiqué de presse ce samedi.
Et d'ajouter : "La famille souhaite dénoncer, en conscience, non seulement des violences volontaires aggravées mais un meurtre, visiblement en bande organisée."
"L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances : de réunion, d’usage d’arme, et de mise en cause dont le visage est dissimulé", précise le parquet de Lyon dans un communiqué.