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«J'ai vu trois personnes à terre, c'était choquant» : des témoins racontent le lynchage de Quentin à Lyon

Hommage à Quentin. [Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après le lynchage de Quentin en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Lyon, ce jeune étudiant de 23 ans décédé ce samedi, des images de la violente agression ont été diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux. Europe 1 s'est rendue sur les lieux du drame et a pu rencontrer certains témoins de la scène.

Des bouquets de roses blanches déposés, avec ces mots inscrits : "Pour Quentin". Dans la rue Victor-Lagrange de Lyon, à une centaine de mètres de Sciences Po Lyon, des affrontements entre deux groupes de plusieurs individus ont éclaté jeudi dès 18 heures, selon un témoin qui a filmé la scène.

Celui-ci détaille auprès d'Europe 1 : "Ils étaient tous masqués, certains étaient armés avec des barres de fer. Ça se frappait, certains ont fini en sang. Après, un des groupes s'est enfui. De loin, j'ai vu trois personnes à terre, c'était choquant."

Des "témoignages significatifs" recueillis par la police

Une autre vidéo amateur, diffusée par TF1 samedi soir, montre bien trois hommes au sol se faire rouer de coups à de multiples reprises par plusieurs individus.

Willem, un habitant du quartier, affirme qu'il a été alerté par les bruits. "Je suis sorti et je suis allé voir. J'ai vu quelqu'un avec du sang au niveau des mains, qui était debout et qui refusait d'aller à l'hôpital malgré qu'on lui propose. Il avait l'air un peu sonné. Il y avait une deuxième personne à côté de lui, il avait aussi les mains en sang, au niveau des phalanges", confie le riverain.

Il reste encore de nombreuses zones d'ombre dans la violente agression du jeune homme, décédé ce samedi. Le procureur de Lyon tiendra une conférence de presse ce lundi après-midi à 15h. Selon le parquet de Lyon, "plusieurs témoignages significatifs" ont été recueillis par les services de police.

"L'enquête s'oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles", a indiqué le parquet.