Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Justice pour Quentin» : à Paris, des centaines de personnes rassemblées pour rendre hommage à l'étudiant tué à Lyon

Rassemblement pour Quentin à Paris. [Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche, place de la Sorbonne à Paris, pour rendre hommage à Quentin, le jeune étudiant de 23 ans lynché à mort jeudi à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Ces participants saluent la mémoire du jeune homme, et dénoncent le rôle de l'extrême gauche dans ce meurtre.

Beaucoup d'émotions et d'incompréhensions, au lendemain de la mort de Quentin, jeune étudiant lynché à mort à Lyon jeudi en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Un rassemblement a eu lieu ce dimanche à Paris, place de la Sorbonne dans le 5e arrondissement, pour saluer la mémoire du jeune homme.

"C'est non seulement une victime, mais également un martyr et un héros"

Une manifestation avec un seul mot d'ordre : "justice pour Quentin". Sous la pluie battante, des centaines de personnes ont réclamé justice pour l'étudiant de 23 ans. Au premier rang, Joseph, un ami proche du jeune homme, qui fréquentait la même paroisse.

"C'est pour lui rendre hommage, faire savoir qui il était, l'homme profondément vertueux, noble qu'il était", a-t-il souligné auprès d'Europe 1. Un rassemblement "pour que tous les Français soient au courant. C'est non seulement une victime, mais également un martyr et un héros", a-t-il ajouté.

Marie, également au premier rang, était aussi une amie du jeune Lyonnais. "Quentin était un homme très courageux, qui était engagé, qui avait ses idées fortes et une foi très forte au cœur", a affirmé cette jeune femme, pour qui "ce n'est pas seulement sa personnalité qui est perdue, mais aussi l'image d'un homme innocent qui s'est fait agresser violemment et sans aucune raison".

Dans les regards des participants, de l'émotion mais aussi beaucoup de colère. Quand les noms de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, et Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde antifasciste, ont été cités, des voix se sont élevées. "LFI, assassins !", a-t-on pu entendre.

L'extrême gauche dans le viseur des participants

Tous, comme Nicolas, dénoncent une complicité de l'extrême gauche dans ce meurtre. "C'est inacceptable. Il faut que ça cesse, il faut que la gauche soit condamnée pour la violence politique qu'elle a encouragée, que derrière, elle comprenne que soit elle rentre dans le champ républicain, soit il va falloir les traiter pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des terroristes. Il va falloir les mettre en prison et pour longtemps", a-t-il asséné.

Un avis partagé par Julien, 22 ans, mais qui craint que la violence ne continue. "Le danger aujourd'hui, ce sont les révolutionnaires qui sont de plus en plus agressifs, de plus en plus violents. La violence augmente et il ne se passe rien, donc je pense que les morts vont continuer, et que l'État ne fera rien", dit-il fataliste.

Le rassemblement sur la place de la Sorbonne à Paris s'est terminé par une prière pour Quentin. Puis, le public a spontanément entonné une Marseillaise.