Incendie à Paris : les cours intérieures, un véritable problème pour les pompiers

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C'est dans un immeuble avec accès sur cour intérieure que l'incendie qui a fait dix morts à Paris dans la nuit de lundi à mardi s'est déclaré, empêchant les pompiers d'utiliser tous les moyens dont ils disposent. De nombreux immeubles de la capitale sont dans le même cas.

Dix morts et une trentaine de blessés, voilà le lourd bilan de l'incendie survenu à Paris dans la nuit de lundi à mardi. Un incendie pour lequel les 200 pompiers mobilisés n'ont pu avoir recours à la totalité des moyens qu'ils avaient en leur possession, dû au fait qu'ils devaient intervenir dans un immeuble avec accès sur cour intérieure. Et de nombreux immeubles de la capitale sont dans le même cas, compliquant l'intervention des soldats du feu en cas d'urgence, comme a pu le constater notre journaliste.

"C'est extrêmement périlleux, extrêmement physique." Le principal problème dans un immeuble sur cour, c’est qu'il est impossible d'utiliser une grande échelle aérienne. Mardi, les pompiers n'ont pu compter que sur la force de leur bras. "Tout s'est fait au moyen d'échelles à main", explique le capitaine Valérian Fuet sur Europe 1.

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Cela consiste à "mettre en place des échelles de plusieurs mètres de long, monter avec l'équipement, arriver sur des étages qui sont déjà embrasés, porter secours aux victimes, les redescendre. C'est extrêmement périlleux, extrêmement physique.

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Des bâtiments régulièrement visités par les pompiers. Cette difficulté peut se présenter partout dans Paris, selon Michel Garcin, architecte et lui même ancien pompier dans Paris. Lorsqu'on lui demande, il n'a pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver un autre immeuble, ancien celui-là, dont l'architecture compliquerait la tâche des secouristes : "Il est fermé sur rue. Ensuite, on a une cage d'escalier et ensuite, encore une porte qui donne sur la cour intérieure, puis un autre immeuble qui lui-même disposera encore d'une autre porte." Il dénombre donc quatre portes à franchir, "dont deux sont bloquées". Les bâtiments difficiles d'accès sont connus des pompiers, qui les visitent régulièrement pour intervenir à chaque fois, au plus vite.

Europe 1
Par Yasmina Kattou, édité par Grégoire Duhourcau