Hôpital : des syndicats de médecins appellent à la grève le 4 juillet

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Trois syndicats de praticiens hospitaliers appellent à la grève le 4 juillet prochain. (Illustration) © Valerie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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avec AFP / Crédit photo : Valerie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
"L'hôpital public s'effondre par pans entiers", dénoncent trois syndicats de praticiens hospitaliers qui appellent à une "journée de grève et d'action le 4 juillet". Selon eux, la situation "n'a jamais été aussi grave" à l'hôpital public et ils réclament "la reprise immédiate des négociations" avec le ministère de la Santé.

Trois syndicats de médecins hospitaliers appellent à une "journée de grève et d'action le 4 juillet", dénonçant une situation qui "n'a jamais été aussi grave" à l'hôpital public et réclamant "la reprise immédiate des négociations" avec le ministère de la Santé. La tension monte à l'hôpital.

Après les syndicats de fonctionnaires, qui prévoient une mobilisation le 20 juin, les médecins se rebellent à leur tour. "L'hôpital public s'effondre par pans entiers", dénoncent trois syndicats de praticiens hospitaliers (CMH, INPH, Snam-HP) dans un communiqué diffusé samedi, appelant à "une journée de grève et d'actions pour la journée du 4 juillet".

Une profession "devenue un véritable repoussoir"

Les blouses blanches entendent ainsi protester contre une situation qui "n'a jamais été aussi grave" pour cette profession "devenue un véritable repoussoir", tant pour "les jeunes médecins (qui) ne veulent plus s'engager" à l'hôpital que pour ceux "de tous les âges (qui) démissionnent de plus en plus". Les trois syndicats - qui représentent plus de 40% des praticiens, et même 70% des hospitalo-universitaires - mettent aussi la pression sur le ministère de la Santé en exigeant "la reprise immédiate des négociations" suspendues depuis un mois.

Ils demandent notamment "une augmentation générale de l'ensemble des rémunérations pour tenir compte de l'inflation", ainsi qu'une "revalorisation immédiate" des gardes et astreintes de nuit et du weekend, principales causes de "la pénibilité de l'exercice médical hospitalier".