Grève du 5 décembre : Gabriel Attal promet "un service minimum d'accueil" dans les écoles, mais...

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Le secrétaire d'État en charge de la jeunesse, Gabriel Attal, a promis mardi matin sur Europe 1 qu'un service minimum d'accueil serait bien mis en place dans les écoles jeudi, journée de mobilisation massive contre la réforme des retraites. Mais ce service dépend néanmoins des agents municipaux... qui peuvent eux aussi se mettre en grève.
INTERVIEW

Y aura-t-il école jeudi ? Alors que la journée de mobilisation contre la réforme des retraites s'annonce très suivie dans de nombreux secteurs, dont l'enseignement, nombreux sont les parents à se poser la question. Mais ce n'est pas Gabriel Attal qui leur apportera la réponse, mardi matin sur Europe 1. Le secrétaire d'État en charge de la Jeunesse a en effet promis qu'il "y aura le service minimum d'accueil" dans les écoles. Celui-ci doit permettre "que les communes prévoient un accueil dans les établissements". Mais encore faut-il que les agents desdites communes ne soient pas eux-mêmes en grève.

Le secondaire peu impacté par la grève, pas de chiffres pour le premier degré

Le service minimum a été institué dans la loi en 2008. Lorsque plus de 25% des enseignants se mettent en grève, il s'active, obligeant les mairies à déployer du personnel afin d'assurer la garde des enfants. Mais "il peut y avoir des communes où les agents sont majoritairement en grève, et dans ce cas-là on ne peut pas prévoir d'accueil", a rappelé le secrétaire d'État. Impossible également de donner des chiffres et des tendances ce mardi. "On attend les remontées des déclarations de grève." Ce que Gabriel Attal anticipe en revanche, c'est que "les collèges et les lycées devraient être très peu impactés". "Pour le premier degré, on verra", balaie-t-il.

Les informations seront disponibles mercredi "sur le site de chaque académie, afin que les parents puissent prendre leur disposition", a précisé Gabriel Attal. Pour l'instant, les seules anticipations sont donc celles des syndicats, qui prévoient qu'une école sur deux reste fermée, avec deux tiers des enseignants du premier degré en grève.