Grand Paris : fermeture de certains services départementaux d'Île-de-France mercredi

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Les agents départementaux craignent que les services de certains départements disparaissent (images d'archives)
Les agents départementaux craignent que les services de certains départements disparaissent (images d'archives) © ERIC FEFERBERG / AFP
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Pour montrer les conséquences pour les Franciliens de la disparition des services départementaux qui se profile avec le "Grand Paris", certains de ces services seront fermés mercredi.

Les départements d'Ile-de-France ferment mercredi tout ou partie de leurs services pour protester contre une éventuelle disparition des départements de petite couronne dans le projet "Grand Paris" qu'Emmanuel Macron doit bientôt dévoiler.

Une "journée sans département". Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne sont en effet menacés, d'après un rapport dessinant des pistes de réforme pour la métropole parisienne, remis au président de la République en décembre.

Les sept départements d'IDF en dehors de Paris ont donc décidé d'alerter "la population et les acteurs locaux sur les conséquences néfastes qu'engendreraient la suppression de services départementaux" sur ces territoires, expliquent-ils dans un communiqué commun à propos de cette "journée sans département".

Fermetures et rassemblements. Mercredi, les services départementaux dans les Yvelines, le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis seront donc symboliquement fermés, sauf cas d'urgence et exceptions. Des fermetures partielles sont également prévues dans le Val d'Oise et les Hauts-de-Seine, où un service minimum sera assuré.

Des rassemblements ouverts à la population devraient également avoir lieu en matinée devant les préfectures du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. Élus et agents départementaux sont, eux, appelés à se rassembler devant les hôtels de département et/ou les préfectures dans les Hauts-de-Seine, en Seine-et-Marne, dans le Val d'Oise et en Essonne.

Des services publics qui rendent des services locaux. Pour Stéphane Troussel, président PS du département de la Seine-Saint-Denis, la disparition de sa collectivité aurait des "conséquences très concrètes sur les services publics que rendent chaque jour [les agents départementaux] dans les crèches, les collèges, les PMI, sur les routes", etc.

Les départements "ont une assise locale réelle et efficace, connue et reconnue des habitants", estime pour sa part Christian Favier, son homologue (PCF) dans le Val-de-Marne. "Pourquoi disloquer ce qui fonctionne plutôt bien et qui ne demande qu'à être développé !", s'est insurgé l'élu lors de ses vœux à la presse fin janvier.