"Gilets jaunes" : pour Générations, Christophe Castaner "doit démissionner"

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© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Le mouvement dirigé par Benoit Hamon a estimé, via son porte-parole, que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "doit démissionner" et a appelé à ce que le gouvernement "cesse de s'entêter". 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "doit démissionner" et le gouvernement "cesser de s'entêter" sur la hausse des taxes sur le carburant, a estimé dimanche Générations, le mouvement dirigé par Benoît Hamon, ancien candidat du PS à la présidentielle.

"Monsieur Castaner doit démissionner". "La manifestation du 1er décembre a donné lieu à de graves affrontements, et à des scènes quasi insurrectionnelles, au cœur de Paris, notamment sous l'Arc de Triomphe. Le désordre dans la rue est la conséquence directe du désordre qui règne au plus haut sommet de l'État", écrit le porte-parole de Générations, Mehdi Ouraoui.

"Depuis le début du conflit des "gilets jaunes", le Ministre de l'Intérieur attise les tensions au lieu de les apaiser, et expose nos forces de l'ordre aux dangers au lieu de créer les conditions du retour au calme. Après ce énième échec, Monsieur Castaner nommé ministre de l'Intérieur par complaisance et non par compétence, doit démissionner", poursuit-il. "Outre ce geste d'élémentaire respect de nos institutions, le président de la République dois cesser de s'entêter, renoncer à la Taxe Macron faussement écologique et annoncer rapidement des mesures fortes pour le pouvoir d'achat et la justice fiscale qui seules peuvent répondre à la demande d'égalité de nos concitoyens et à la transition écologique", conclut Générations.

Le président "ne changera pas de cap". Emmanuel Macron, de retour d'Argentine, convoque dimanche une réunion d'urgence à l'Élysée au lendemain des scènes de guérilla urbaine à Paris qui ont marqué une nouvelle escalade dans le conflit des "gilets jaunes" devenu une crise politique majeure. L'exécutif a de nouveau fait savoir dimanche, par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qu'il ne changerait pas de cap face aux "gilets jaunes", qui protestent notamment contre la hausse des taxes sur le carburant.