Etudiant immolé : cours annulés à l'université de Nantes à la suite de blocage de manifestants

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Pancarte de manifestants lors d'un rassemblement à Lyon contre la précarité étudiante.
Pancarte de manifestants lors d'un rassemblement à Lyon contre la précarité étudiante. © Jean-Luc BOUJON/Europe 1
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L'université a invité à "ne pas se présenter sur le campus", bloqué par un groupe d'étudiants. Ils se disent solidaires du jeune homme qui s'est immolé devant le Crous le 8 novembre pour protester contre la précarité étudiante.

C'est un groupe de plusieurs centaines de jeunes réunis contre la précarité étudiante. L'université de Nantes a demandé vendredi aux étudiants de "ne pas se présenter sur le campus Tertre" vendredi en raison de blocages réalisés par des manifestants souhaitant "en finir avec la précarité".

"Suite au blocage mis en place ce matin par plusieurs dizaines de manifestants, les cours ne peuvent se tenir ce vendredi 15 novembre, dans les bâtiments suivants : Nouveau Tertre, Censive, Igarun, Faculté des langues et cultures étrangères, Faculté de Droit, IAE. Les étudiants sont invités à ne pas se présenter sur le campus aujourd'hui", indique l'université dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

"Camarade lyonnais"

"Entre 150 et 300" étudiants étaient présents "pour témoigner et porter des revendications afin d'en finir avec la précarité (...) une semaine après l'immolation par le feu du camarade lyonnais devant un Crous", selon le compte Facebook "Université de Nantes en lutte".

Un étudiant de 22 ans, qui s'est immolé devant un restaurant universitaire de Lyon le 8 novembre, est toujours entre la vie et la mort à l'hôpital. En difficulté financière - il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence à l'université Lyon 2 -, le jeune homme avait expliqué son geste dans un message où il alertait sur la précarité étudiante.

En début de semaine, ce drame a provoqué des mobilisations parfois ponctuées d'incidents sur des campus à Paris, Lyon où Lille.