En Guadeloupe, Macron tente de rassurer sur les sargasses

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Emmanuel Macron était à Goyave, en Guadeloupe, où il a pu prendre la mesure des problèmes générés par les sargasses. © Thomas SAMSON / AFP / POOL
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Interpellé par la population, le président de la République a assuré que l’Etat avait pris la mesure des problèmes, sanitaires notamment, générés par la prolifération de ces algues brunes.
REPORTAGE

Après la Martinique jeudi et avant Saint-Martin samedi, Emmanuel Macron était de passage en Guadeloupe vendredi. Et très vite, le chef de l'État a pu mesurer l’inquiétude de la population face à la prolifération des sargasses, ces algues brunes dont la prolifération a des conséquences notoires sur le tourisme et le quotidien des riverains, notamment à Goyave, où Europe 1 a suivi la visite présidentielle.

"On se sent complètement délaissés". Cent tonnes chaque jour sont ramassées pour éviter qu’en pourrissant, elles dégagent des émanations toxiques d’hydrogène sulfuré et d'ammoniac. Pas assez, pour la population. "Monsieur le président, il y a des gens qui sont malades à cause des sargasses, il faut penser à nous. Et on se sont complètement délaissés. Et on est dans une détresse que vous n’imaginez pas", lance Gaïané au passage d’Emmanuel Macron. "Je l’imagine, c’est pour ça que je suis là. Mais ce qu’on sait, c’est que les 48 premières heures, ce n’est pas dangereux. Donc il faut tout faire pour que les 48 premières heures, on ramasse totalement", lui répond le chef de l’État. 

"Ça pique le nez, ça fait mal à la tête". Bruno, lui, n’est pas convaincu. "Il faut mettre une armée de combattants pour ramasser les sargasses. Ce sera tous les jours pareil", déplore cet habitant qui a déménagé. "C’est une odeur d’œuf pourri et de poivre. Ça pique le nez, ça fait mal à la tête. C’était insurmontable." Résultat : des plages sont interdites ou des écoles fermées. 

"Ça ne peut pas relever du régime de catastrophe naturelle". Pourtant, Emmanuel Macron rappelle qu’il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle. "Les sargasses, compte tenu du fait que c’est un phénomène dont on sait qu’il est maintenant récurrent, ne peut pas relever du régime de catastrophe naturelle", prévient le chef de l’État. Mais comme un dernier espoir lancé à la foule, il rappelle l’engagement pris par l’ancien ministre Nicolas Hulot : un plan d’aide de dix millions d’euros sur deux ans.

Europe 1
Par Mélanie Nunès, édité par Rémi Duchemin