Féminicide : le récit du troisième jour du procès du meurtre de Julie Douib

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Devant la cour d'assises de Bastia jeudi 10 juin.
Devant la cour d'assises de Bastia jeudi 10 juin. © Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP
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Le procès du meurtre de Julie Douib a repris lundi pour une troisième journée d'audiences, consacrée à l'examen de la personnalité de l'accusé. Une amie de longue date de la victime, ainsi que le "tante de coeur" de l'accusé, ont déjà été entendus. Notre reporter vous fait vivre le procès en direct.
L'ESSENTIEL

Troisième jour d'audience pour le procès de l'ex-compagnon de Julie Douib, accusé de l'avoir assassinée à l'Ile Rousse, en Haute-Corse, en mars 2019. La journée de lundi sera consacrée, à la cour d'assises de Bastia, à l'examen de la personnalité de Bruno Garcia-Cruciani. Entendu vendredi, l'accusé avait reconnu s'être rendu armé au domicile de son ex-compagne avoir tiré. Il nie toute préméditation. 

Dans sa version des faits, l'accusé se rendait au stand de tir lorsqu'il a changé d'avis en cours de route pour se rendre chez Julie Douib, afin de discuter de la garde des enfants et de son nouveau compagnon. Il aurait alors sorti son arme pour "l'impressionner". Bruno Garcia-Cruciani parle d'une dispute qui a mal tourné, d'un tir accidentel puis il évoque un "trou noir". 

"Elle disait 'il va me tuer'"

Lundi, une amie de longue date de Julie Douib a été entendue. "Elle disait 'il va me tuer' et moi je lui disais 'non il ne le fera pas'", raconte-elle en sanglotant. "Je lui disais 'il veut juste te faire peur'. Mais les années ont passé et ça s'est empiré. Jusqu'au jour où elle m'a confié qu'il l'avait frappée." Elle évoque des "violences physiques et psychologiques", des épisodes d'intimidation réguliers. 

Josiane, "tante de coeur" de Bruno Garcia-Cruciani, a quant à elle expliqué qu'elle n'avait aucune idée des violences qu'il faisait subir à Julie Douib. "Contre lui je n'ai rien à dire. Avec nous, il a toujours été correct et droit, j'ai une affection pour lui parce que je l'ai connu tout petit. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas." Suivez les audiences en direct grâce au fil Twitter de notre reporter.  

Europe 1
Par Marion Dubreuil