Échauffourées à Tolbiac : six suspects présentés lundi matin au parquet de Paris

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Tolbiac est bloquée depuis près de trois semaines pour protester contre les nouvelles modalités d'entrée à l'université.
Tolbiac est bloquée depuis près de trois semaines pour protester contre les nouvelles modalités d'entrée à l'université. © AFP
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Vendredi soir, des jeunes casqués, et armés de battes de baseball, ont lancé des projectiles contre des étudiants occupant le site Pierre-Mendès-France où se trouvaient alors 300 personnes.

Six suspects vont être présentés lundi matin au parquet de Paris en vue d'éventuelles poursuites après les échauffourées vendredi soir devant la faculté parisienne de Tolbiac, bloquée depuis près de trois semaines, a indiqué dimanche une source judiciaire.

Vendredi soir, vers 23h, des jeunes casqués, armés notamment de battes de baseball, ont lancé des projectiles contre des étudiants occupant le site Pierre-Mendès-France où se trouvaient alors 300 personnes. Les incidents, condamnés par la présidence de la faculté, n'ont fait aucun blessé et ont duré moins d'un quart d'heure.

Cinq d'entre eux sont des étudiants d'autres universités. Six jeunes hommes de 19 à 21 ans avaient été interpellées, soupçonnées de "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "violences volontaires en réunion et avec arme", selon la source judiciaire. Après 48 heures en garde à vue, ils vont être déférés dimanche soir au palais de justice de Paris et seront présentés lundi matin à un magistrat du parquet qui devra décider d'éventuelles poursuites. Cinq d'entre eux sont des étudiants d'autres universités, le sixième est lycéen, a précisé la source judiciaire.

Le "blocage illimité" voté en assemblée générale. Saisie vendredi en référé, une procédure d'urgence, une juge administrative a refusé samedi de faire évacuer le site comme l'avait demandé un syndicat étudiant l'UNI (droite) dans une requête déposée avant les rixes. L'UNI a annoncé qu'il entamerait lundi une nouvelle action en référé pour faire évacuer de force les bloqueurs. L'université a voté mardi en assemblée générale le "blocage illimité" dans le cadre de la mobilisation nationale contre les nouvelles modalités d'accès aux études supérieures, perçues par ses détracteurs comme un système de sélection.