Du sursis pour l'auteur de l'appel à la "purge" d'Halloween

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"Je savais que j'allais gagner des abonnés mais de là à impacter le public, je ne pensais pas du tout", a admis à la barre l'étudiant.
"Je savais que j'allais gagner des abonnés mais de là à impacter le public, je ne pensais pas du tout", a admis à la barre l'étudiant. © AFP
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L'étudiant de 19 ans qui avait appelé à une purge dans les rues de Grenoble, fin octobre, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 70 heures de travail d'intérêt général.

L'étudiant de 19 ans, qui avait appelé fin octobre à une "purge", a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Grenoble à quatre mois de prison avec sursis et 70 heures de travail d'intérêt général. Le jeune homme a été reconnu coupable de "provocation non suivie d'effet au crime ou au délit par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique". Sa peine est conforme aux réquisitions du procureur Boris Duffau, prononcées lors de l'audience du 28 novembre.

Un démenti après la "mauvaise blague". Fin octobre, sur le réseau social Snapchat, l'étudiant avait appelé à la "purge" dans les rues de Grenoble, à l'occasion d'Halloween. Voyant sa "mauvaise blague" devenue virale lui échapper au point que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé le dépôt d'une plainte contre lui, le jeune homme avait diffusé un démenti, toujours sur les réseaux sociaux. "Je savais que j'allais gagner des abonnés mais de là à impacter le public, je ne pensais pas du tout", avait admis à la barre l'étudiant. 

Référence à un film américain. "On peut rire de tout, mais tout dépend avec qui", avait rappelé, dans son réquisitoire, le procureur au jeune homme qui pensait que "les gens avaient les mêmes références cinématographiques" que lui, c'est-à-dire le film American Nightmare (The Purge) de James DeMonaco, dans lequel les citoyens ont l'autorisation pendant une nuit de régler leurs comptes. "Comment comprendre qu'il s'agit d'humour ? Ceux qui n'ont pas les clés de lecture cinématographiques, que vont-ils en faire ?", avait interrogé le procureur, considérant qu'il manquait à cette "mauvaise blague" le "contexte".