Disparition du vol MH370 : un déplacement des enquêteurs français aux États-Unis au cœur des espoirs

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Après avoir été reçu par la juge d'instruction en charge de l'enquête sur la disparition du vol MH370 en 2014, Ghyslain Wattrelos qui a perdu quatre proches dans la catastrophe a déclaré être "un peu rassuré" car l'enquête française progresse.

Les enquêteurs français en charge du dossier de la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines espèrent se rendre prochainement aux États-Unis où des investigations cruciales doivent être réalisées, a annoncé jeudi Ghyslain Wattrelos qui a perdu quatre proches dans la catastrophe.

 

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"Aujourd'hui on est un peu rassurés", confie Ghyslain Wattrelos. Le 8 mars 2014, 239 personnes ont disparu après avoir décollé de Kuala Lumpur à bord d'un Boeing en direction de Pékin. Si certains débris semblant lui appartenir ont été récupérés dans l'océan Indien, aucune trace des 239 passagers n'a jamais été retrouvée. Ghyslain Wattrelos a notamment perdu son épouse et deux de ses enfants dans la disparition de l'avion. Une perspective qui lui redonne de l'espoir, comme il l'a confié au micro d'Europe 1. "En juillet, on était totalement désespérés que l'enquête officielle nous dise : 'on a creusé, on a fait tout ce qu'on a pu, on n'a rien trouvé, on est désolés', aujourd'hui on est un peu rassurés parce que l'enquête française nous dit : 'avec les documents qu'on a, on voit déjà qu'il y a des choses qui ne vont pas, on a des choses pour continuer à enquêter'. Ces gens-là font un travail monstrueux."

Un prochain déplacement des enquêteurs français. Jeudi, Ghyslain Wattrelos a été reçu avec son avocate Marie Dosé par la juge d'instruction en charge de l'information judiciaire ouverte en France, pour faire le point sur les investigations et les pistes à explorer par les enquêteurs. Parmi les priorités qui mobilisent les enquêteurs, un déplacement aux États-Unis est "de nouveau à l'ordre du jour", ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse jeudi.

"Il est nécessaire d'aller là-bas car il y a trois entités qui détiennent des informations importantes pour savoir ce qu'il s'est passé sur ce vol", a détaillé Ghyslain Wattrelos. À commencer par Boeing et le FBI, même si les enquêteurs semblent avoir obtenu des assurances de l'agence de renseignement qu'ils pourraient être reçus, selon lui.

Des soupçons portés sur un logiciel potentiellement pirate. Mais l'attention est également désormais ciblée sur une troisième entité, une société mise au jour par les enquêteurs. L'enjeu, selon Ghyslain Wattrelos, est de savoir si elle commercialise un logiciel capable de reprogrammer voire de pirater le Satcom, cette antenne qui communique au satellite Inmarsat le signal de l'avion. "La piste essentielle ce sont les données Inmarsat. Soit elles sont fausses, soit elles ont été piratées", estime-t-il. Or ces données satellitaires sont essentielles pour mieux comprendre la trajectoire de l'avion.

Un passager "curieux". "Les juges ont découvert des incohérences dans le rapport officiel, et ça c'est important", a expliqué Ghyslain Wattrelos au micro d'Europe 1. "Ils ont découvert qu'il y avait un passager extrêmement curieux qui se trouvait sous le [boîtier] Satcom [de l'avion], qui a des compétences aéronautiques et qui pourrait avoir piraté le Satcom. Petit à petit, ils découvrent des choses, ils creusent et, malheureusement, pour aller plus loin, ils ont besoin de la coopération des États-Unis, de l'Angleterre avec Immarsat, et après il faudra qu'ils retournent en Malaisie et ils auront besoin de la coopération de la Malaisie. Donc ce n'est pas terminé."