Des personnalités appellent à encadrer la chasse plutôt qu'à en favoriser la pratique

, modifié à
  • A
  • A
Le président envisage de diminuer le prix du permis de chasse.
Le président envisage de diminuer le prix du permis de chasse. © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Partagez sur :
Les signataires, dont Pascal Durand ou Aymeric Caron, appellent Emmanuel Macron à ne pas diminuer le prix des permis de chasse, qui s'élève aujourd'hui à 400 euros par an. 

Une vingtaine de personnalités politiques et de la société civile appellent dans une tribune publiée lundi sur le site internet de Libérationà "encadrer" la chasse, plutôt que d'en favoriser la pratique en réduisant le coût du permis de chasse. Le nombre d'accidents de chasse (143 dont 18 mortels pour la saison 2016-2017) appelle à "encadrer et (...) surveiller attentivement cette pratique, et non au choix étonnant de tenter de favoriser l'augmentation du nombre de chasseurs", écrivent ces personnalités.

Baisse du coût du permis de chasse. Parmi elles, l'eurodéputé EELV Pascal Durand, les anciennes députés EELV Laurence Abeille et Isabelle Attard, le journaliste Aymeric Caron ou encore Brigitte Gothière, cofondatrice de l'association L214. Selon la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l'Elysée, Emmanuel Macron a donné le 15 février son feu vert à une réflexion sur la baisse du coût du permis de chasse, qui s'élève aujourd'hui à 400 euros par an. Pour les signataires de la tribune, "la FNC ne peut être la seule organisation à avoir l'écoute du gouvernement".

"Protéger la faune sauvage". La réforme de la chasse doit avant tout avoir "pour but de protéger la faune sauvage, d'abandonner les pratiques cruelles et d'un autre temps, de sécuriser la pratique de la chasse, et de permettre un meilleur partage des espaces naturels avec les autres usagers de loisirs et de sports de plein air", estiment-ils. A ce titre, ils demandent "l'instauration des dimanches sans chasse afin de respecter la sécurité des promeneurs et des familles; l'abolition de la chasse à courre; l'interdiction du piégeage et du déterrage; le développement de zones de tranquillité (sans chasse ni présence humaine) dans les espaces forestiers des domaines publics".