Les exploitants ont levé le camp, ce mercredi matin, après avoir passé une journée entière devant l’Assemblée nationale, déversant 30 tonnes de pomme de terre afin de protester contre la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Et avant de partir, ils ont aussi obtenu des faveurs liées à la fiscalité.
C’est un dénouement obtenu après une rencontre de dernière minute avec la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Les agriculteurs ont décidé de quitter Paris, ce mercredi matin, après une journée et une nuit passée devant le Palais Bourbon, action liée à lutte des exploitants contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
La réunion a duré une heure durant laquelle ils ont obtenu des promesses notamment sur des questions de fiscalité, "en ce qui concerne les emprunts moyens et longs termes pour la trésorerie d'exploitation, pour pouvoir avoir des fonds propres qui sont un petit peu plus avantageux pour les jeunes", explique Thibaut, jeune agriculteur dans l’Oise.
Prochaine mobilisation le 20 janvier, à Strasbourg
"Parce qu'avoir une trésorerie et des emprunts sur du court terme, ça demande beaucoup trop d'apports à l'année. Et puis forcément, c'est ça qui complique les investissements annuels. Au niveau investissement, il est beaucoup plus simple de rembourser un truc à 10 000 euros sur 10 ans que de rembourser sur 5 ans", a-t-il poursuivi.
Plus tôt dans la journée, les agriculteurs avaient obtenu l'annonce d'une loi d'urgence avec la promesse de simplifier les normes. Le prochain rendez-vous pour les paysans, le 20 janvier, à Strasbourg.
Objectif, continuer de montrer les muscles pour dire « non » au traité de libre-échange avec le Mercosur, qui doit être signé le week-end prochain au Paraguay par Ursula von der Leyen.