Corse : six mois ferme pour avoir maltraité des agneaux dans une "prison ouverte"

, modifié à
  • A
  • A
Tribunal correctionnel de Bastia , tribunal de Bastia crédit : capture d'écran Google Street View - 1280
Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné le détenu à six mois de prison supplémentaires © Capture d'écran Google Street View
Partagez sur :

Le détenu travaillant dans un vaste domaine agricole a été condamné lundi à six mois de prison ferme pour avoir frappé puis noyé des agneaux ainsi que pour avoir jeté un ovin vivant dans un feu.

Un détenu qui avait frappé puis tué des agneaux dans un centre de détention dit "ouvert" à Casabianda, en Haute-Corse, a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bastia, a indiqué une source judiciaire.

Des agneaux frappés puis noyés. Dans ce centre où les prisonniers travaillent dans un vaste domaine agricole, le détenu avait été mis en cause pour avoir frappé depuis plusieurs mois des agneaux à coups de pied au ventre, avant de les noyer dans les abreuvoirs et pour avoir jeté un ovin vivant dans le feu.

Les services vétérinaires avaient constaté que les conditions d'abattage n'étaient pas conformes à la réglementation sur les procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des ovins.

"Une prise de conscience des tribunaux". Lors de l'enquête diligentée par la gendarmerie d'Aléria, les surveillants, détenus et témoins avaient confirmé les faits. Me Gérard Tiberi, qui défendait lors de l'audience plusieurs associations de défense animale dont Global Earth, a estimé que le jugement démontrait "une prise de conscience des tribunaux, qui marquent la gravité des faits".

Une prison sans mur d'enceinte. Unique en France, le centre de détention de Casabianda, appelé "prison ouverte" en l'absence de murs d'enceinte et du régime de libre circulation des détenus, a été ouvert en 1948. Il peut accueillir 190 prisonniers presque tous condamnés pour des infractions à caractère sexuel et considérés comme présentant de bonnes perspectives de réinsertion.