Coronavirus : Véran écarte tout reconfinement "préventif" avant Noël

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Olivier Véran balaye tout reconfinement préventif avant Noël (photo d'archives).
Olivier Véran balaye tout reconfinement préventif avant Noël (photo d'archives). © AFP
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"Je ne me projette pas à dans deux mois pour faire des plans sur la comète", a déclaré le ministre de la Santé dimanche, ne se prononçant pas sur d'éventuelles restrictions de déplacement pour les vacances de la Toussaint, mais balayant l'idée d'un reconfinement préventif avant Noël. 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a écarté un reconfinement national "préventif" avant Noël et indiqué que la mise en place d'éventuelles restrictions de déplacement liées à l'épidémie de coronavirus pendant les vacances de Toussaint dépendait de "ce que nous ferons lors des prochaines semaines". "Ce qui arrivera à la fin du mois d'octobre (date des vacances de la Toussaint, ndlr) dépend de ce que nous ferons dans les prochains jours et les prochaines semaines", a déclaré le ministre, interrogé dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. 

 

"Je me projette au jour le jour avec mes batteries de chiffres"

"Si la circulation du virus augmente et qu'elle n'est pas freinée, si nous ne mettons pas tous les moyens nécessaires pour freiner sa circulation, et bien cela met en danger notre système sanitaire et les Français eux-mêmes", a-t-il ajouté. Concernant la proposition des deux prix Nobel d'économie, Abhijit Banerjee et Esther Duflo, d'instaurer un confinement national sur les 20 premiers jours de décembre pour permettre aux Français de retrouver leur famille lors des fêtes, Olivier Véran estime que ce scénario est "de l'ordre de la prédiction".

"Je ne me projette pas à dans deux mois pour faire des plans sur la comète", a déclaré le ministre. "Je me projette au jour le jour avec mes batteries de chiffres (...), les retours de terrain, afin de proposer aux Français le chemin le plus sûr pour éviter le confinement et qu'ils puissent passer des fêtes de famille dans de bonnes conditions. Cela ne passera pas par un confinement anticipé de trois semaines".

 

 

"Des décisions adaptées à la gravité du moment"

"Nous ne voulons pas arrêter totalement la vie économique, sociale, culturelle, sportive, familiale des Francais. C'est pourquoi nous prenons des décisions qui sont adaptées à la gravité du moment" et qui sont "territorialisées", a-t-il défendu. Ainsi, depuis cette semaine, la métropole Aix-Marseille et la Guadeloupe ont été placées en zone d'alerte maximale, un classement qui s'accompagne de mesures très restrictives (dont la fermeture totale des bars et restaurants pour deux semaines). Onze autres villes, dont Paris, sont en zone d'alerte renforcée, là aussi avec des mesures restrictives mais moins qu'en zone "maximale".