Coronavirus : un premier élevage de visons contaminé en France, 1.000 bêtes abattues

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1.000 visons ont été abattus en France après une contamination au Covid-19. 1:28
1.000 visons ont été abattus en France après une contamination au Covid-19. © MADS CLAUS RASMUSSEN / RITZAU SCANPIX / AFP
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Après le Danemark, la France vient à son tour pour la première fois de détecter la présence de coronavirus dans un élevage de visons en Eure-et-Loir. Les 1.000 bêtes ont été abattues, selon les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique. Des analyses sont en cours dans d'autres élevages.

La France vient à son tour pour la première fois de détecter la présence de Covid-19 dans un élevage de visons, en Eure-et-Loir, ont annoncé dimanche les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique. "L’abattage de la totalité des 1.000 animaux encore présents sur l’exploitation et l’élimination des produits issus de ces animaux" a été ordonné, indiquent-ils dans leur communiqué. Sur les quatre élevages de visons que compte le pays, l'un est indemne et "des analyses sont encore en cours dans les deux derniers", dont les résultats sont attendus dans la semaine.

Des cas dans plusieurs pays européens

Plusieurs pays européens ont déjà rapporté des contaminations d'élevages de visons, principalement au Danemark, avec la découverte récente d'un virus variant, mais aussi aux Pays-Bas puis en Suède et en Grèce, et des cas isolés ont été détectés en Italie et en Espagne. Hors de l'Europe, les États-Unis ont également déclaré des cas.

Samedi, des centaines d'éleveurs danois ont manifesté en tracteur dans Copenhague pour protester contre la décision gouvernementale d'abattre tout le cheptel pour lutter contre une mutation problématique du coronavirus. Les autorités danoises ont indiqué jeudi que cette mutation était très probablement éteinte.

Le gouvernement français a souligné dimanche l'importance des gestes barrières dans ce contexte aussi, afin de protéger les visons d'une contamination à partir du personnel des élevages, mais aussi, par précaution, éviter les contacts entre animaux éventuellement infectés et le personne.

Europe 1
Par Virginie Salmen, avec AFP