Copies du bac : pour Macron, "on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otages"

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"Je pense que le ministre a eu la bonne réaction", estime Emmanuel Macron à propos de Jean-Michel Blanquer (photo d'illustration).
"Je pense que le ministre a eu la bonne réaction", estime Emmanuel Macron à propos de Jean-Michel Blanquer (photo d'illustration). © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
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"Je respecte la liberté d'opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otages", a estimé le chef de l'Etat sur France Info. 

"On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otages", a affirmé dimanche Emmanuel Macron à propos des enseignants qui avaient refusé de rendre des copies du Bac.

"Je respecte la liberté d'opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", a-t-il commenté dans un entretien sur France Info. "Je pense que le ministre a eu la bonne réaction", a-t-il ajouté, en référence à la décision de Jean-Michel Blanquer de faire attribuer aux élèves des notes provisoires issues du contrôle continu. "Quand on est enseignant on a des droits mais aussi des devoirs". "Quand un examen est attendu avec angoisse", "notre devoir à tous est d'être au rendez-vous".

"Des rémunérations, je le sais, qui ne sont pas satisfaisantes"

"Il peut y avoir des désaccords, évidemment le droit de grève, de manifestation seront préservés, j'y tiens beaucoup, je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui expriment ces désaccords. Mais en aucun cas ces désaccords ne peuvent se faire en prenant en otage nos jeunes, dans un moment qui est toujours un moment d'angoisse et extrêmement important pour leurs familles", a-t-il répété. Quelques élèves ont eu des résultat provisoires, "une toute petite minorité" mais "je veux les rassurer, les choses sont sous contrôle du ministre".

Emmanuel Macron a tenu cependant à rendre hommage aux enseignants dans leur ensemble et promis de se pencher sur le niveau de leur rémunération. "99% de celles et ceux qui font chaque jour l'Education nationale ont ce sens du devoir", a déclaré le chef de l'Etat, avec parfois "des rémunérations, je le sais, qui ne sont pas pas satisfaisantes - et c'est un chantier qu'on veut ouvrir - des conditions matérielles parfois très dures. Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier (...) Je ne veux pas le laisser salir, écorner", a-t-il conclu.