Condamnation de Georges Tron : "Justice s'est tenue", salue la plaignante Eva Loubrieu

  • A
  • A
Eva Loubrieu n'a pas été reconnue comme victime mais se dit satisfaite. 1:33
Eva Loubrieu n'a pas été reconnue comme victime mais se dit satisfaite. © JACQUES DEMARTHON / AFP
Partagez sur :
Georges Tron a été reconnu coupable mercredi soir de viol et agressions sexuelles sur l'une de ses anciennes employées, Virginie Ettel. Il a en revanche été acquitté de faits similaires sur l'autre plaignante, Eva Loubrieu. Cette dernière est toutefois satisfaite du verdict, comme elle l'explique au micro d'Europe 1. 

Eva Loubrieu n'a pas été reconnue comme victime de Georges Tron. L'ancien député et ministre a été déclaré mercredi coupable de viol et agression sexuelle en réunion à l'encontre de Virginie Ettel et condamné à cinq ans de prison, dont trois ferme, ainsi que six ans d'inéligibilité. Eva Loubrieu, employée à la mairie de Draveil de 2006 à 2009, a jugé ce verdict "on ne peut plus satisfaisant", comme elle l'explique jeudi au micro d'Europe 1. 

"Cette décision a énormément de sens"

Sa réaction n'a pas été immédiate. "Mercredi soir, j'ai eu un moment de désespoir en entendant le verdict", reconnait-elle. "Je suis sorti du tribunal et monsieur Tron est arrivé avec les menottes et a été conduit dans la camionnette de la gendarmerie. C'est quelque chose qui restera gravé en moi", explique Eva Loubrieu. Alors, même si le maire de Draveil a été acquitté pour les faits dont elle l'accusait, elle considère "que cette décision a énormément de sens parce que c'est tout un process, un comportement, qui a été révélé". 

Et si, de fait, elle n'a pas été considérée comme victime par le tribunal, Eva Loubrieu " se sent reconnue en tant que telle et pense que justice s'est tenue". Elle explique que sa satisfaction n'est "pas de la vengeance" mais de la libération. "Je n'ai plus à avoir peur. Je suis de nouveau une femme libre et j'ai été entendue. Peut être pas forcément de la manière dont j'aurais pu l'espérer, mais je l'ai été", affirme-t-elle.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Guilhem Dedoyard