Climat : les jeunes appelés à manifester vendredi à Paris, avant des actions hebdomadaires

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En Belgique, comme dans d'autres pays européens, la jeunesse est déjà fortement mobilisée sur les questions climatiques.
En Belgique, comme dans d'autres pays européens, la jeunesse est déjà fortement mobilisée sur les questions climatiques. © NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP
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Les jeunes sont appelés à manifester et faire grève chaque vendredi à partir du 15 février, pour dénoncer "l'inaction politique" face à "l'urgence climatique". 

Un collectif d'étudiants d’Île-de-France appelle à faire grève et à manifester vendredi devant le ministère de la Transition écologique, suivant l'exemple de la jeune Suédoise Greta Thunberg, pour que "cesse l'inaction politique face au dérèglement climatique". "Greta Thunberg appelle à la grève mondiale de la jeunesse pour le climat le 15 mars (...) Nous, la jeunesse, consciente de l'urgence climatique, allons commencer sans attendre la mobilisation à Paris (...) en reconduisant la grève tous les vendredis à partir du 15 février", annoncent ces étudiants du groupe "Désobéissance écolo Paris".

Désobéissance civile. Ces étudiants comptent ensuite présenter une "revendication" chaque vendredi au gouvernement, sans préciser sous quelle forme, et s'ils ne sont pas entendus, mener le vendredi suivant une action de désobéissance civile. Ils appellent aussi à se joindre le samedi aux "gilets jaunes".

La jeunesse européenne dans la rue. Si quelques initiatives commencent à émerger en France - comme celle de lycéens de Valence qui manifestent chaque mercredi depuis un mois -, la mobilisation des jeunes reste timide par rapport aux Pays-Bas, en Belgique ou en Allemagne où des centaines, voire des milliers d'élèves sont descendus dans la rue pour le climat ces dernières semaines.

Ils prennent exemple sur Greta Thunberg, 16 ans, devenue célèbre après avoir commencé à manifester, seule, chaque semaine, devant le Parlement suédois. Et elle promet de continuer jusqu'à ce que son gouvernement respecte la promesse faite fin 2015 à Paris de contenir le réchauffement bien en-deçà de 2°C par rapport à la révolution industrielle.