Chanteloup-les-Vignes frappée par des violences urbaines : "Il y a un climat épouvantable"

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Des violences urbaines ont éclaté samedi soir à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) où des policiers ont été pris pour cible et un chapiteau de cirque associatif incendié.
REPORTAGE

Consternation dimanche matin à Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines. La commune a été secouée par une soirée de violences. Les forces de l'ordre sont tombées dans un guet-apens, et un chapiteau, qui accueillait une association pour des jeunes, a été incendié.

Depuis 10h, de nombreux habitants de Chanteloup-les-Vignes sont venus voir ce chapiteau totalement calciné. Il ne reste plus que la structure métallique. À l’intérieur, tout est parti en fumée, du matériel de cirque, des œuvres d’art faites par les jeunes : seuls quelques travaux artistiques entreposés à l’extérieur du bâtiment ont échappé aux flammes. Serge habite Chanteloup depuis plus de 20 ans. Il est totalement écœuré.

 

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"Ce sont des actes gratuits, vous ne pouvez pas supprimer le rêve des gamins comme ça", déplore Serge. "Vous avez des gamins qui viennent faire du théâtre ici, du cirque. Quand vous voyez ça, alors que Chanteloup fait des efforts énormes de rénovation, vous avez envie de taper dans le tas, ce n'est pas possible. Il y a des connards de partout, ça m’écœure", enchaîne-t-il.

"Dès que les choses bougent un peu en mieux ici, il y en a toujours pour semer la terreur"

La maire (Divers droite) de la ville, Catherine Arenou, assure de son côté que de nombreux incidents et actes de violences se sont multipliés ces derniers temps. "Ça fait plusieurs semaines que l'éclairage public est attaqué, régulièrement, qu'on essaie de le réparer, que les ouvriers qui viennent le réparer sont attaqués, certains sont allés aux urgences. Il y a un climat épouvantable", désespère-t-elle.

Une barre d’immeuble située tout près du chapiteau incendié doit être bientôt démolie dans le cadre du programme de rénovation urbaine. "Ces travaux qui vont donner une meilleure image de la ville gênent certains caïds dans leur trafic", confie une habitante à Europe 1. Et de conclure : "Dès que les choses bougent un peu en mieux ici, il y en a toujours pour semer la terreur".