Calais : après le couac du week-end, les vaccins AstraZeneca ont bien trouvé preneur

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La vaccin AstraZeneca suscite toujours des réticences. 1:33
La vaccin AstraZeneca suscite toujours des réticences. © Thomas Samson/AFP
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Les doses de vaccins AstraZeneca ont été boudées le week-end dernier dans le Nord et le Pas-de-Calais à cause des craintes d’effets secondaires, provoquant parfois la fermeture de centres de vaccinations, faute de patients. Mais tout est finalement rentré dans l’ordre mercredi. Le personnel médical déplore une mauvaise communication et veut faire un travail d’éducation et d’information.
REPORTAGE

Le week-end dernier, de nombreuses doses du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19n’avaient pas trouvé preneur dans le Nord et le Pas-de-Calais, en raison de la méfiance face aux possibles effets secondaires de ce vaccin. Mais mercredi, dans un centre de vaccinations de Calais, les candidats à l’injection étaient bien présents, sans inquiétude particulière. Pas moins de 170 vaccins ont alors été réalisés.

De "très rares" effets secondaires

L'Agence européenne des médicaments a reconnu mercredi de "très rares" effets secondaires de thromboses. "Pour moi, le vaccin AstraZeneca ne pose pas problème, malgré les risques. Les risques, c'est quoi ? C'est une personne sur combien ? De toute façon, les études ont montré qu'il était fiable", confie Jean-Marc, 60 ans, au micro d’Europe 1. Il avoue cependant qu’il aurait préféré un vaccin Pfizer.

"C'est à nous de les convaincre"

Le nombre de sceptiques face au vaccin anglo-suédois persiste malgré tout. "Ils sont plus ou moins réticents, mais c'est à nous de les convaincre aussi. Nous, on est infirmières libérales, on a un travail d'éducation et d'information", raconte Agnès, qui enchaîne les piqures.

Cette communication un peu désastreuse explique très certainement la raison qui a poussé ce centre à fermer le week-end dernier faute de candidats. "Il y a eu un souci samedi. Il y a eu une annonce dans les médias et 50 personnes ont ensuite décliné ou rejeté les rendez-vous", reconnait Armand Devigne, infirmier. "Mais aujourd'hui, les gens ont pris conscience que ce n'était qu'un incident", précise-t-il aussitôt. L’incident a finalement été vite oublié par la population : mercredi, toutes les doses d'AstraZeneca ont pu être injectées.

Europe 1
Par Maximilien Carlier, à Calais, édité par Léa Leostic