Avatar et DRH fictive : Pôle emploi teste des casques de réalité virtuelle pour simuler des entretiens d'embauche

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Certains demandeurs d'emploi des Pays de la Loire testent actuellement l'entretien d'embauche virtuel. Europe 1 a pu assister à une expérimentation qui s'est déroulée mercredi dans une agence d'Angers.

REPORTAGE

Le virtuel se met au service des demandeurs d'emploi. Dans les Pays de la Loire, certains demandeurs d'emploi testent actuellement l'entretien d'embauche virtuel. Un smartphone et un casque de réalité virtuelle permettent aux candidats de se plonger dans un échange avec une DRH fictive. Un entretien aux allures de jeu vidéo avec pour but de récolter un maximum de points en multipliant les bonnes réponses.

Un entretien de 20 minutes, puis le verdict. Europe 1 a pu assister à une expérimentation, avec de vrais demandeurs d'emploi, qui s'est déroulée mercredi dans une agence Pôle emploi d'Angers, dans le Maine-et-Loire. Les huit candidats à l'embauche ont tous un casque de réalité virtuelle sur la tête. Chacun d'entre eux choisit un avatar, remplit un CV et sélectionne une offre d’emploi avant de répondre aux questions d’une DRH fictive.

Avatar et DRH fictive : Pôle emploi teste des casques de réalité virtuelle pour simuler des entretiens d'embauche

"Vous avez tendance à entrer en conflit avec les autres ? Comment définiriez-vous le commercial idéal ?", demande-t-elle. L’objectif est de récolter un maximum de points en choisissant les réponses les plus pertinentes. Un entretien de 20 minutes avant le verdict d’un coach virtuel : "Vous n'avez pas réussi à mettre en avant vos compétences. Vous ne devez pas perdre de vue que vous devez vous vendre."

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A la sortie, place à une séquence d'évaluation, au cours de laquelle les avis des demandeurs d'emploi sont mitigés. "Ce qu'il y a d'intéressant, c'est le feedback rapide de l'exercice. On a la réponse tout de suite. Est-ce qu'on a bien répondu ou est-ce qu'on s'est planté ? C'est très important pour s'améliorer et se remettre en question assez rapidement", confie l'un d'eux.

"Ce n'est pas un robot dont j'ai besoin, c'est de vrais gens." Une autre explique que l'exercice ne l'a "pas aidée" : "Je veux un entretien pour de vrai en fonction de moi, mes difficultés personnelles, mon profil. C'est ça dont j'ai besoin. Ce n'est pas d'un robot dont j'ai besoin, c'est de vrais gens." Le dispositif est testé pendant trois mois dans les Pays de la Loire, avant une éventuelle extension à l'ensemble du territoire si l'expérience s'avère concluante.